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mercredi 30 octobre 2013

L'AZILE LE PLUS SÛR S10E10


Eh oui ! Qui eut cru que l'Azile le + Sûr aurait tenu 10 ans à présenter des musiques aussi foutraquement bancales que joyeusement frappées et au bord de la sortie de piste ? !
Certainement pas l'âme damnée de l'Azile avec sa voix chevrotante et submergée d'émotions en ce mercredi 29 octobre 2003.
En 10 ans, combien de "Voilà..." "euh..." "en fait" et autres balbutiements de son animateur ?
Combien de faux départs de morceaux, d'erreurs de mauvaise tranche de potards mal négociés et autres happenings radiophoniques ?
Combien de termes aussi nébuleux et ésotériques que drone, no wave, pamplemousse, rock in opposition, textures abrasives auront été utilisés ?
Combien d'énumérations interminables de noms propres et barbares cités à l'antenne ?
Combien de titres de rock ferrugineux, de bizarreries électronique, de jazz libre qui tâche, combien de morceaux inouïs ou inoubliables diffusés sur le 94 Mhz ?
Pour tout ça, combien d'anciens fans de Jean-Jacques Feldman et La 7ème Compagnie Créole ont découvert la félicité (en toute modestie) à l'écoute, au hasard la 1ère fois, de cet Azile si particulier (avec un "Z" qui veut dire Azile), ont été convertis et se sont dit : "Calicoba ne passera plus par moi"?
L'Azile, sûr de sa mission de service public, vous a offert ce salutaire pied de nez pendant ces 10 dernières années.
Pour cette seconde décade, l'Azile bascule enfin dans l'industrie de conversion des masses et dans le XXIème siècle version Ouaib 4G.O. 2.0 pointé, avec ce beau blog que vous tenez au bout de vos doigts.
Et comme le disait Sacha Distel..."Happy birthday l'Azile le + Sûr".
Comme par magie si vous cliquez sur "Lire la suite", vous pourrez lire la suite






dimanche 27 octobre 2013

L'AZILE LE PLUS SÛR S10E09



Deux gâteries de 2012 pour démarrer chaudement cet épisode : Filiamotsa, fameux duo de Meurthe et Moselle dans sa version extra large, pour ce qui reste leur meilleur disque à ce jour et l'Invisible Sports d'Aaron Moore, échappé de Volcano The Bear pour un projet éphémère, ultra-personnel mais très peuplé à l'intérieur.
Le gratteux Steve Gunn nous confirme la luxuriance de son folk cosmique sur son dernier opus en compagnie d'Helena Espvall d'Espers. 35 ans plus tôt, Robin Crutchfield inventait lui la musique du futur avec la dark wave radicale de Dark Day, tout juste ressortie des placards grâce à de salutaires rééditions de Dark Entries.
Avec The Haxan Cloak et Kaboom Karavan on peut pas dire que ce soit la franche gaieté non plus, on sombre plutôt dans un univers post-apocalyptique hanté par des spectres décongelés. La musique électronique de l'américain Rene Hell sur son tout nouveau microsillon long apporte un peu de douceur et une touche plus contrète.
Si Toys'R'Noise aime les poulpes morts et les scies sauteuses, difficile pourtant d'identifier les sons qui surnagent du chaos de leur 33 tours. A confirmer de visu en concert au 48 le 9 novembre.
Bonne Humeur Provisoire emprunte toujours les voies de l'humour à contre-sens au risque de s'enliser pour de bon dans leur tambouille post-Residents. Un phare dans la nuit : Oso El Roto donne le là à cette nouvelle cuvée biodynamique.
Digital Primitives ou l'art d'acoquiner couinements free, instruments inventés et afro-funk. Free you mind and your ass will follow.
Günter " Baby " Sommer réveille ses vieilles peaux et métaux pour une spéciale dédicace bien sentie à ses confrères qui chatouille nos cages à miel dans tous les sens. Danke Günter. Prost.
Pour se finir : United States Of America, qui n'a absolument rien à voir avec le vieux groupe de Joseph Byrd de la fin 60. 3 instantanés classieux de l'Amérique parus sur un label de musique expé polonais, avec les spoken words du chanteur d'Enablers, la guitare de David Grubbs, les percussions d'Andrea Belfi et l'orgue de David Maranha sur une curieuse trame d'Harry Partch. Terrific guys !
L'Azile ouvre le robinet de vos jouissances immédiates si vous souhaitez lire la suite







samedi 26 octobre 2013

L'AZILE LE PLUS SÛR S10E08


Lucrate Milk fut au punk alterno hexahonal ce que Throbbing Gristle était au rock psyché. 30 ans plus tard Sleaford Mods est un peu au hip hop ce que Crass fut au punk.
Une virée du côté des fjords escarpés en compagnie d'Olimpia Splendid, des petites copines de Kuupuu et Islaja en plus brutal, avec un titre extrait d'une compilation du magazine The Wire qui ne figure pas sur leur Ier EP. Les norvégiens de Moon Relay s'adonnent eux aux pièces motoriques à la Glen Branca et confirment le côté fouineur du label de jazz d'Oslo Hubro. Renaldo & The Loaf réédite fin octobre leur mythique album sorti chez Ralph Records en 1981 avec 50 minutes d'inédits et ça c'est une nouvelle d'importance que vous n'aurez pas sur LCI. Les Hauts de Plafonds se sont fendus d'un LP l'an dernier qui fleure bon les Residents et autres Ptôse. Esmerine fait le grand écart entre Montréal et Moyen-Orient pour un folklore nouveau qui tire un chouïa vers l'ambient. Rashad Becker subit une attaque de lémuriens en provenance d'Alpha Centauri C et nous la restitue brillamment et en haute-fidélité. Paul Metzger est lui en prise avec les 23 cordes sympathiques de son banjo mutant qu'il dompte à merveille, comme on pourra s'en rendre compte justement le 23 octobre au café la Bascule. Un réveil en douceur à la fin du jour avec son compatriote Aaron Martin sur un split avec Christophe Berg, le disque d'ambient le plus savoureux de la rentrée. Louis Minus XVI est sur le point de donner une suite très attendue à Birds and Bats. En attendant de les revoir en concert à la Bascule, une partie de pêche en Irlande. Stephan Mathieu décoche la salve finale avant de faire trembler les murs de l'église du Vieux Saint-Etienne pour le festival Electroni-k "Maintenant".
L'Azile veille au grain manquant. Lire la suite

L'AZILE LE PLUS SÛR S10E07


Helios Creed publie ces jours-ci des titres inédits de la grande époque de la fin 70 début 80 des cultissimes Chrome avec son regretté acolyte Damon Edge et force est de constater, du moins si on n'a pas les portugaises trop ensablées par la merde ambiante, que c'est une putain de sélection des familles. Body / Head nous offre une nouvelle occasion de dire tout le bien que nous pensons de leur livraison de rentrée et du grattage de cordes de Bill Nace. Albatre ou comment des germano-lusitaniens installés à Rotterdam réinventent la poudre. Le combo industriel Factrix n'avait pas donné signe de vie depuis 1982. Control Unit, projet chouchou de l'Azile du couple Silvia Kastel et Ninni Morgia, sont allés les repêcher dans leur tannière à San Francisco pour une fine partie. La rencontre dans les Alpes entre Gol et Ghédalia Tazartès était tout aussi inévitable et tout aussi fantabulesque que celle du bidouilleur milanais Giuseppe Ielasi avec Andrew Pekler à Berlin. Le méconnu Charles Cohen et son synthétiseur modulaire Don Buchla sont à l'honneur cet automne chez Morphine Records qui excelle dans les musiques proto-techno industrielle, notamment avec Metasplice. Focus également sur son surprenant boss Rabih Beani alias Morphosis ou Ra. H et son intriguant opus Albidaya. Le compositeur Alvin Curran dont on était sans nouvelles s'est converti au shofar chez Tzadik. Metal-o-Phone remet le couvert chez Coax et Joachim Florent promène sa grand-mère entre Kosmos et Uranus avec Jean Louis. Tim Hecker ferme le rang avec un inédit téléchargeable gratoche chez Denovali qui témoigne de son dégoût de la musique.
L'Azile à la pêche en eaux troubles si vous avez appris en CP à lire la suite


dimanche 13 octobre 2013

L'AZILE LE PLUS SÛR S10E06


En compagnie d'Eric Deshayes, décorticage de son livre " Can - Pop Musik " (éditions Le Mot et le Reste) déjà en libairie comme le repress du précédent " l'Underground Musical en France " co-écrit avec Dominique Grimaud où on apprend qu'uchronie et groove post-moderne faisait bon ménage dans la tambouille pop du légendaire groupe de Cologne.
You dit it right Mr. Deshayes !
Un festival de Can pour ceux qui aiment lire la suite




mardi 1 octobre 2013

L'AZILE LE PLUS SÛR S10E05


Une ouverture en forme d'hommage à feu Linday Cooper, qui fut un peu l'âme damnée du rock in opposition. Sans son basson et son sax, Henry Cow en serait resté au rock garage. News from Babel, son plus beau projet, déborde de compos inouïes à doubles tiroirs et autres chausse-trappes.
Le 1er disque convaincant du combo normand Les Yeux de la Tête. Rien de nouveau sous le soleil, mais une tambouille de bonne facture free rock qui tâche et sax épileptique. Un goupe qui a fini par trouver son son. Reste plus qu'à se trouver un blaze moins pourrave.
La nouvelle pierre à l'édifice du post-prog de Cuneiform avec un nouvel opus du combo vétéran québécois Miriodor.
Le trio new-yorkais Dawn of Midi réinvente le minimalisme répétif comme Richard Youngs la country ou l'ex-Harry Pussy Bill Orcutt le folk des Appalaches. Chicaloyoh fait dans l'évanescent lo-fi façon Nico tandis que Sylvain Chauveau plâne à nouveau dans les sphères éthériques et qu'Astral Social Club s'enlise dans le cambouis des drones pulsés. Le trio d'Adam Lane nous donne l'occasion de réentendre le sax de Darius Jones connu dans le quartet vengeur Little Women. L'ex-guitariste de Klangmutationen Yong Yandsen, le malaisien de l'étape, s'essaye lui au solo absolu sur sax ténor et réveille du même coup le fantôme d'Albert Ayler. Pour clôturer la semaine de l'Azile, une berceuse électro-acoustique pour bébés mutants sur le disque le plus excitant de la rentrée en matière d'expérimentations sonores de la triplette Toshimaru Nakamura, Tomoyoshi Date et Ken Ikeda.
L'Azile enfonce le clou dans l'eau du bain total mais pour cela faut lire la suite.




L'AZILE LE PLUS SÛR S10E04


Un fidèle auditeur de l'émission et lecteur du blog m'informe qu'une fote d'orthographe s'est incrustée par erreur au 15ème mot de cette phrase. C'est bien. Je suis content de voir que vous êtes attentifs à tout....et super rapides de surcroît. Cet auditeur souhaite vivement rester anonyme. Bizarre me direz-vous. Oui pourquoi vouloir absolument rester anonyme ? En fait il m'a expliqué que c'est parce que sa femme, tous les lundi soir, pense qu'il fait la tournée des bars à vomir sur les comptoirs alors qu'en réalité il écoute l'Azile sur canal B chez son pote André en buvant un thé au citron soluble de chez Netto et il ne souhaite pas que ça se sache. C'est tout à son honneur. Si vous aussi écoutez cette émission en petit comité ou en situation particulière, faites-le moi savoir. Je suis curieux. En tous cas je remercie Francis Leguennec de Bain de Bretagne de m'avoir informé de cette horrible faute d'orthographe.
Pour cette semaine l'Azile bat la campagne et déconnecte le temps d'une escapade parisienne avec en remplacement une mix-tape conçue sur mesure.On se calme et on boit frais avec ces sélections de tubes de ces derniers mois à condition de lire la suite.