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mercredi 31 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 49 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.6 : NoBusiness"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Pour ce clap de fin de saison et cette dernière étape de notre Longue Marche entièrement laïque et non-macronnienne de l'été, nous vous offrons une ultime escapade avant la rentrée au pays de la rue fétide, plante médicinale et emblème national de la Lituanie, avec un digest indispensable pour tout homme/femme moderne qui se respecte consacré à une étiquette typiquement frijazzistique de Vilnius : NOBUSINESS Records. Parce qu'à l'Azile non plus, il n'y pas de business comme le slow-business.

Créé sur la rive sud de la Baltique en 2008 par Valerij Anosov, Danas Mikailionis et le saxophoniste Liudas Mockunas, NoBusiness publie bon an mal an une 12aine de galettes aussi énergisantes qu'un plat de boulettes de pommes de terre farcies à la couenne de porc, ce qu'on appelle dans ces contrées didžkukuliai ou plus plus communément zeppelins, sans compter le fameux gâteau à branches d'arbre cuit à la broche et bien évidemment flambé à la vodka russe trafiquée.

Côté friture tonitruante, on est plutôt bien servi(e)s, avec à peu près tout le gratin des énergumènes excités des cordes, cuivres et peaux : Nate Wooley, Mats Gustafsson & The Thing, Joe McPhee, Barry Guy, Martin Küchen, Mikolaj Trzaska, Rob Mazurek & Chad Taylor, John Butcher, William Hooker, Rodrigo Amado etc., sans compter une ribambelle de jeunes combos tout aussi soufflants qu'époustouflants mis à l'honneur par cette marque lituanienne, notamment Fail Better!, le Red Trio, ou encore le Fabric Trio.

Parallèlement, NoBusiness nous gratifie d'une flopée d'archives de haut vol issues du creuset de la Loft Generation du Lower East Side des années 1970 à 1978, la scène polyfree new-yorkaise, avec des concerts inédits du jeune William Parker, du Muntu Ensemble de Jemeel Moondoc, des méconnus Peter Kuhn, Arthur Williams, Ted Daniel et Charles Brackeen... bref la redécouverte d'improvisateurs tout aussi rares que marginaux, et de vraies découvertes comme ce Free Jazz Group qui sévissait du côté de Wiesbaden à la fin des années 60, pépites remontées à la surface par ces plongeurs-spéléologues.

Comme l'aurait dit Émile Ajar lui aussi natif de Vilnius, grâce à la migration des cigognes sur la côte baltique et à ce condensé enrichi en omega-bonux étendus, l'heure des brasiers de la 3ème révolution d'octobre du jazzfrit continue de retentir !

Pour parfaire votre bonheur en attendant l'aurore, comme Al Bano & Romina Power choisissez les destinations secrètes de l'Azile








mardi 23 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 48 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.5 : Monotype"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Pour ce 5ème numéro spécial de notre chasse au boson intermédiaire, nous vous offrons une belle tranche de franche rigolade et rien moins qu'une virée sur la Vistule à la rencontre du label créé à Varsovie en 2005 par le trop discret Jakub Mikołajczyk de Komora A : MONOTYPE RECORDS. Eh oui ! à l'Azile aussi on like Chopin et les Polonais comme le père Ubu.

Dans ce « Paris oriental » on raffole surtout du bortschsch : la soupe froide betterave-yaourt & chou farci pour s'ouvrir l'estomac avant le golonko : le jambonneau mariné aux aromates et à la bière, et les productions MonotypeRec. sont tout aussi digestes. Proche également du label Bôłt, cette matrice est devenue une marque indispensable pour ceux qui aiment pratiquer l'hypnose sonore sous toute ses formes : de l'électroacoustique narrative baignée dans une esthétique post-industrielle à l'expérimentation acoustique triturée qui frise la synthèse sonore à base de frétillements d'insectes nourris au radium. Bref, on y retrouve tous les fondamentaux : de la noise, du drone et de l'EAI, pour une musique nouvelle d'obédience gothico-électronique chargée en inquiétante étrangeté comme disait l'autre.

Au programme de ces 8 quarts d'heure métaphysiques de mazurkas mécaniques qui vous couperont la chique mais certainement pas l'appétit : Alexandra Krunolz, Boris Hegenbart et Luca Sigurtà de Luminance Ratio, le trompettiste Franz Hautzinger en compagnie de Xavier Charles, Jean-Philippe Gross & Lionel Marchetti, et aussi avec Bertrand Gauguet & Thomas Lehn, les duettistes David Moss & Hannes Strobl, Nicholas Bussmann & Werner Dafeldecker, Michel Doneda & eRikm, un quartet de sax soprano vibratiles, une jeune fille qui ne veut pas aller en pension, les belles histoires qui foutent les foies de mamie Lydia Lunch et de papi Eugene S. Robinson, les projets inouïs Gaap Kvlt, T'ien Lai et, bien sûr, une kyrielle de potes de Monotype en ziolek, zinski, et autre zigues en czyk, sans compter les nombreux bonux pousse-à-jouir comme dirait l'autre autre, pour mieux enfoncer le clou.

Pour parfaire votre bonheur en attendant l'aurore, choisissez les destinations secrètes de l'Azile







mardi 16 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 47 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.4 : El Negocito"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Pour cette 4ème étape de notre série globe-trotteuse qui s'immisce dans tous les plis des azimuts, nous avons décidé de vous offrir une bonne tranche de jazz épileptique les deux pieds dans la belgitude des choses, avec un focus exclusif sur le label dirigé par Rogé VERSTRAETE : EL NEGOCITO Records.

Basé dans la ville flamande de Gand, El Negocito est à la base un café-restaurant-club aux poutres apparentes ouvert tous les jours après 18h qui se contrefout royalement du roi des Belges, de rapprocher la Wallonie et la Flandre, de la guerre des frites, de la recette du waterzooï, et même des attentat pâtissiers. Non, El Negocito c'est l'atmosphère typique du sud de l'Amérique du Sud : ambiance latino, nourriture chilienne, hamburgesas, lentilles au chorizo, et free jazz gratuit à gogo pour digérer le tout.

Parallèlement aux concerts d'impro-free organisés dans ce rade, et des connexions multiples avec d'autres lieux du cru tels que La Resistenza, les festivals Jazz sur l'Herbe et Citadelic, la marque de disques EL NEGOCITO Records a développé depuis la fin des années 2000 un catalogue très étoffé, centré principalement autour de la scène de Gand et de ses fourmillants compatriotes : le vétéran Paul Van Gysegem, Peter Jacquemyn, Jozef Dumoulin, Bart Maris et Joachim Badenhorst pour les plus connus, le duo d'expatriés Yedo Gibson & Vasco Trilla, les combos un poil freerock Backback, Naked Wolf, Jukwaa, les textures de Keenroh, sans compter les voltigeurs brésiliens de Música De Selvagem, ou le concours de quelques provos hollandais tels que les époustouflants tonitruants de la tuyauterie : John Dikeman, Kris Wanders et Otto Kokke des Dead Neanderthals, ainsi que la guitare baryton de Luc Ex.

Bref, EL NEGOCITO s'est érigé en digne descendant des scènes du free - canal historique, la ville de Gand ayant trempé très tôt dans le potage, avec notamment un festival fameux à la fin des années 60 où se produisit tout le gratin des organisations FMP/ICP/INCUS/BIRTH & co., comme l'explique fort bien avec sa faconde toute belge le trompettiste Patrick De Groote dans un texte joliment illustré. Après ce détour opéré à tort par la boutique souvenirs, vous ne vous lasserez pas d'admirer les reliefs de ce növö jazz dessinés par votre guide Rogé et, grâce à notre formule azilo-bonux enrichie au chili con carne, vous pourrez musarder encore davantage dans cette nouvelle contrée de villégiature inédite.

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mardi 9 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 46 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.3 : Fou"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris ? ... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Pour le 3ème épisode de cette série autour des labels les plus frais et les plus freaks of da week, nous vous avons mis les petits pots à confiture dans les grands pour une destination exotique s'il en est : La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine, et nous vous invitons à découvrir ce panorama à couper le souffle des disques impossibles à siffloter produits par l'électro-acousticien Jean-Marc FOUSSAT au sein de son studio Pyjama pour FOU Records, le bien-nommé.

Digne rejeton des outrances psyché-soniques des années 60-70, traumatisé par la live electronic music des combos Musica Elettronica Viva, AMM, Il Gruppo di Nuova Consonanza & consorts tout autant que par le free européen dont il s'est fait la caisse de résonance avec son studio d'enregistrement mobile, Jean-Marc FOUSSAT trafique les potards et filtres de ses synthés analogiques de marque EMS dont il s'est fait une spécialité : Synthi A, Synthi AKS, et surtout le VCS3, qu'il acoquine au gré de son inspiration de divers ballons, guimbardes robotisées, voix filtrées et clés de douze, dans des joutes en miroirs inversés avec la fine fleur des aventuriers des scènes improvisées. Tout d'abord au sein de Marteau Rouge, puis d'Aliquid ou de Quod aux côtés de Sylvain Guérineau, Foussat dialogue tout seul avec sa lutherie et dans une foultitude de duos, trios, quadrilles infernaux avec pour n'en citer que quelques uns : Ramón López, João Camões, Claude Parle, Simon Hénocq, Maria Luisa Capurso, Jean-Brice Godet & Jean-Luc Petit, sans oublier le Futura Experience, le grand orchestre dirigé par le splendide Gégé Terronès.

Mené par cette double passion de l'archivage frénétique et de l'activisme libertaire, l'énergumène FOUSSAT propose donc une palanquée de sessions d'impros live à revivre dans votre salon comme si vous étiez dans le sien propre, disponibles en numérique terrestre pour toutes les espèces au bout du clic, à partir de sa plateforme qui recèle certainement plus de bulles que le Perrier. En parallèle, le rythme des sorties de FOU en dur s'est accéléré depuis 2012, avec de chouettes éditions de concerts historiques du début des années 80, notamment au mythique club de la rue Dunois, jusqu’à des productions de projets ultra-contemporains de ses jeunes potes improvisateurs, tels que les fameux Cuir, ou le chatoyant Jean-Brice Godet 4tet. Et pis comme le Foussat, c'est pas vraiment le genre lapin de 3 semaines à mettre ses œufs dans le même panier, on vous a mis en bonux un large extrait du 33 tours tout frais du label égypto-algérien Nashazphone de son duo "5599" aux côtés du gratteux de 17 piges Augustin Brousselloux. C’est-y pas beau la vie ?


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mardi 2 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 45 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.2 : Hubro"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.
 
Pour ce second numéro de cette série estivale, on enfile nos tongues fourrées direction le pays d'Europe où il pleut le plus : la Norvège, pour une visite au label initié à la fin des années 2000 sur la côte ouest par Andreas Meland : HUBRO, une marque entièrement dédiée à la défense et l'illustration des aventuriers du rock & du jazz baltique, qui entretient une certaine parenté avec ses compatriotes Sofa et Rune Grammofon, avec une production nourrie aux anguilles fumées, harengs marinés et charcuteries séchées à la mode viking.

Avec HUBRO, on n'est pas dans le jazz à papa, mais plutôt dans un genre de tambouille rock psyché mâtiné d'électronique mutante et d'expérimentation sonore carbonisée au soleil de minuit, dans la lignée des combos Bushmans Revenge, Elephant9, Ultralyd, Motorpsycho etc., qui ont fait les beaux jours des fêtes aux pays des fjords. "Nok Nok Nokin' on Heaven's Door", comme on le dit si bien dans la péninsule.

Après quelques smørrebrøds d'œufs brouillés au saumon, on part à la découverte des charmes de la nordicité et des structures kaléidoscopique des trios riches en oméga 3 : Huntsville, Cakewalk, Astro Sonic, LabField et autres Ballrogg, sans compter les furieux Moon Relay et Møster!, les individualités très peuplées à l'intérieur Erland Dahlen, Ivar Grydeland, Kim Myhr, Erik Honoré, Hilde Marie Holsen, Jenny Hval, ou encore le big band Trondheim Jazz Orchestra qui swingue tout autant qu'un tableau d’Edvard Munch, sans compter les bonux bien balancés pour compléter ce paysage aux cinquante nuances de gris de l'excellente marque à la chouette.

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lundi 25 juillet 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 44 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.1 : Boring Machines"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Dans la continuité de notre spéciale "Pâques e Pasta Italiana" du printemps 2015, on démarre avec BORING MACHINES, l'eccellentissimo et pittoresque label de Treviso dont s'occupe entièrement tout seul le valeureux Onga, qui vient tout juste de fêter ses 10 piges avec 2 soirées concerts à Berlin les 3 et 4 juin.

Une marque qui s'est toujours démarquée par son goût immodéré de l'hypnose sonore et des magnétiseurs de tout poil, avec une forte orientation vers cette nouvelle scène underground du "psychédélisme occulte italien" que Boring Machines a largement contribué à faire connaître au travers de ses productions et de ses concerts, qu'il s'agisse de Father Murphy, Heroin in Tahiti, Squadra Omega, Satan is my Brother, les Mamuthones, la Piramide Di Sangue et consorts. Bref, Boring Machines nous sert sur un plateau un concentré de musiques horrifiques en provenance de la Botte secrète ou de contrées encore inconnues, entre folk pour tarentelle futuriste et free-rock de western spaghetti à base de mandolines préparées, chants kabbalistiques, petites cloches carillonnantes et claviers d'italo disco perdus dans le cosmos, et bien sûr en embuscade, l’influence subtile des parrains de l’horror-rock qui ont fait les beaux jours du giallo des années 70.

BORING MACHINES a publié également une sacrée palanquée de galettes d'ambient post-industriel à fort effet psycho-acoustique, par des électroacousticiens obliques déjà répertoriés : Fabio Orsi, Nicola Ratti, Claudio Rocchetti, Luminance Ratio, Matteo Uggeri, et pas mal d'autres totalement inconnus au bataillon, avec pour seule condition qu'ils se nourrissent exclusivement de pizzas, de pâtes, et de polenta. Bref, avec ce focus in extenso sur la machine de forage d'il signor Onga, ces variétés molto lysergiques vont prendre possession de votre cerveau, sans compter les nombreux ossements bonux al dente entièrement prévus au scénario.

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lundi 18 juillet 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 43 (version longue inédite) - "L'été en tubes & quelques grands succédanés"

Ca y est ce sont les vacances. Toute l'équipe habituelle de l'Azile s'en va pour revenir dans un pire état en septembre. Mais rassurez-vous, le service continue quand même. Aujourd'hui place aux remplaçants pour l'été. Ceux que l'on appelle gentiment "les sbires", "les stagiaires à vie" ou bien encore "les serpillères".

Pour ce qui est de la continuité de l'actualité du blog, elle est dorénavant assurée par José-Vivien qui fête son 19ème été consécutif  de stage non rémunéré au sein d'Azile Corporation. Et cet été, c'est lui qui sera chargé de rédiger les articles et de mettre en ligne l'émission jusqu'à septembre.

C'est pourquoi il faut le saluer ce Federer du stage que Bolloré nous envie et honorer son travail non rémunéré en allant en masses sur le blog cet été et en écoutant les podcasts de l'émission à l'envie sur les plages polluées de sable pas fin de vos vacances.

D'ici là, voilà nous y sommes quasiment presque complètement, à la toute dernière émission d'actu hybrides de la saison XII. Et pour passer la crème sur vos serviettes de plage, on vous a mis en boîte une toute dernière rasade de disques frais et généreusement offerts par vos stations Shellazile, qu'on a troqués contre 2 assiettes pique-nique en plastique tupperware et trois points de suspension.

L'été ça a forcément un petit goût d'Italie, donc on démarre en trombe et avec le duo romain Trouble vs. Glue et l'une de leurs grandes spécialités qui vous en fera voir du pays. Le split 45 tours entre leurs compatriotes La Confraternita del Purgatorio et les dénommés Gudron est tout aussi speedé, et comme les vacances sont propices aux rencontres, on vous propose un bon moment avec Jubilé sur Mon Cul.

Le Ex-Easter Island Head from Liverpool n'est pas prêt de provoquer des évanouissements en masse, même si leur jeu de guitares a son petit succès. Danielle Liebeskind ne se prend pas les pieds dans la cabine de plage, d'autant qu'il n'y a pas beaucoup de plages du côté de Nimègue. L'énigmatique U nous refait le coup du naufrage du Titanic, en se livrant à un exercice de sauvetage en règle à la Gavin Bryars des bonnes heures des orchestres bavarois dirigés par André Rieu.

Les vacances c'est aussi l'occasion de séances de rattrapage, et on revisite nos connaissances avec BABs du trop méconnu collectif londonien Loop. Francesco Cavaliere revient à la charge, et vous chatouille l'oreille de façon encore plus langoureuse que Riccardo Cocciante lui-même. La nouvelle étiquette - Ous, c'est un peu le couteau suisse pour décortiquer le Who's Who des musiques électroniques qui claquent, quant à Cosmo Rhythmatic Records c'est une nouvelle enseigne berlinoise de blip glitchés taillés au cordeau.

Le Kodian Trio est LA dernière sensation issue du creuset de la nouvelle vague du jazz bouillonnant made in Rotterdam : ça remet les idées d'équerre et ça éloigne les méduses. On visite nos grands anciens perdus dans la vague du cosmos, et on souffle les 80 bougies d'Albert Ayler qui fait toujours vibrer la corde avec ses anches de feu. Enfin, sous le barnum Discrepant, on se poile avec le grand cirque Blood Stereo, véritable institution britannique, avec son cortège de bandes cassettes modifiées à base de cris d'animaux mutants et de conversations de femmes à deux têtes. Sans compter nos restachous bonux, plus savoureux encore qu'une graillée de mogettes, et à consommer impérativement deux heures pile avant de reprendre une activité normale.

Si vous c'est l'eau qui vous sépare, grâce à ce programme entièrement podiffusable en pédalo, rejoignez partout l'archipel de l'Azile