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lundi 26 septembre 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 13 PORTE 03 (version longue inédite) - Recette du hachis de ma grand-mère

Une nouvelle expérience cette semaine. Nous avons voulu savoir, grâce au Casquazile VR, combien de temps un cobaye de Gauche pouvait tenir en assistant en réalité virtuelle à une émission de Guillaume Pley sur NRJ.

Cette expérience s'est déroulée sous le contrôle d'un syndicaliste au look pourri (à gauche sur la photo) ainsi que du Directeur d'Antenne d'Azile Corporation (la tête de con à droite). Notre cobaye, bien attaché, a bien souffert...mais a bien résisté.

Les gens de Gauche sont habitués à être pauvres...et leur esprit aussi est bien pauvre. C'est la raison pour laquelle notre cobaye a tenu 37 longues minutes. Ce qui est 14 de plus qu'avec Cauet et 36 de plus qu'avec Emmanuel Levy sur cette même radio. Beau record !

Vous aussi, vous pouvez tenter l'expérience de chez vous. Même si vous ne possédez pas le Casquazile VR, vous pouvez juste allumer votre radio sur NRJ, et vous verrez combien de temps vous tiendrez...rassurez-vous, vous ne tiendrez pas longtemps. Surtout si vous avez, juste avant, écouté la sélection de l'Azile le + sûr de la semaine...le décalage est trop grand.

Constatez-le par vous-même. Noblesse des sentiments et hasards de l'actu obligent, cette semaine à l'Azile nous vous avons préparé un patchwork de variétés interplanétaires et un vrai pont entre les pas de côté et les pas chassés.

Le pays des kiwis ne donne pas toujours dans le rock destructuré lo-fi façon Dead C, l'Orchestra Of Spheres est tout aussi acidulé qu'une rencontre entre les Sun City Girls et OOIOO. Richard Pinhas continue de scuplter ses blocs de metal-prog mâtinés d'ambient froide, autant avec des nippons que des ricains. L'hyperactif Yair Elazar Glotman et son alias Ketev déclare ne pas aimer les week-end, mais ce n'est pas pour autant que vous pouvez le taxer de macronien. Jason Sharp pratique le baryton en mode spectralo-dronesque, mais finalement moins tubesque que Colin Stetson.

Vous avez aimé Kraftwerk et vous chantez toujours "Das Model" sous la douche ? Vous en reprendrez bien pour 68 covers inénarrables de combos aérophages, dont le jeune duo nantais Nina Harker bientôt en concert dans vot' bourg. Ganimian & His Oriental Music est un petit bijou de pop orientale très chic de 1959 et à la mode arménienne sans duduk. Le trio RCJ est la nouvelle tuerie du net label barcelonais. Marielle V. Jakobsons et Delphine Dora apportent un peu de douceur dans cet univers de brutes en expansion, sans compter les détours gratuits dans les dédales sans fin bonuxiens.

Comme la sauterelle pèse lourd, mesurez le pesant de cacahuètes de l'Azile







lundi 19 septembre 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 13 PORTE 02 (version longue inédite) - On protège bien les requins

Nouvelle saison mais on ne change pas les habitudes. On recommence nos expériences scientifiques. Nous nous sommes demandé, en ce début de saison : "Pourquoi les auditeurs de Hit West ?"

Ben oui....Pourquoi des gens écoutent Hit West ? Quel processus cérébral pousse une personne à allumer son poste de radio, à ce rendre sur la fréquence de cette radio et à y rester ? La logique interdit de pouvoir donner une réponse à cette question. C'est pourquoi nous nous sommes tournés vers la science et la technologie.

Nous avons sélectionné Sylvaine-Roselyne, une auditrice lambda de Hit West, qui en plus, apprécie cette radio. Nous lui avons fait subir une batterie de tests et d'analyses cérébrales afin d'avoir une réponse à notre question. Eh bien ce que la logique n'a pas réussi à résoudre, la science y a répondu.

Pour pouvoir comprendre ce phénomène, il faut avoir un taux cérébral de fadeur extrêmement élevé. pour mesurer ce taux de fadeur, l'échelle de Fader a été créée. Il a été calculé que pour être auditeur de Hit West, il faut être à 7.0 minimum sur l'échelle de Fader. Sylviane-Roselyne est à 8.6. C'est énorme ! C'est pourquoi elle apprécie en plus. Il a été démontré que les gens fades avaient besoin de leur dose de fadeur au quotidien et donc, certains prennent leur dose grâce à Hit West. Cette expérience à fait savoir que la fadeur émettait à une certaine fréquence que seuls les cerveaux fades peuvent capter. Il  est donc normal que les gens qui ne le sont pas, ne comprennent pas cette radio et les auditeurs qui l'écoutent.

Pour vous, auditeurs de l'Azile le + sûr, point de fadeur possible grâce à sa sélection électrique mais qui apaise les tensions tout en faisant onduler le bassin dans le bon sens.

Prenez Moon Relay le quatuor d'Oslo par exemple, rien de tel pour électriser une ambiance sans se prendre les doigts dans la prise. Les bandes d'époque Plimsollline de 1978-79 arrivent sans doute un peu tard après la bataille, mais elles serviront toujours de preuve pour attester des terribles frasques de Renaldo & The Loaf. Ça barde aussi avec la douce Nargile Mehtiyeva alias Aşıq Nargile, mais à la mode Azéris, les turco-azerbaïdjanis (rien à voir avec Isabelle) qui vivent ‎entre l'Azerbaïdjan, l'Iran, la Géorgie, la Russie et l'Iraq, et ces complaintes au Saz assurent grave plus que les cordes de Zaz. La renommée du roi du clavier électrique syrien Rizan Said est assurément assurée avec une belle production vinylique Discrepant, qui vous fera danser le dabkeh dans votre salon tout l'hiver.

Les bons petits soldats fous mancuniens Desmadrados Soldados De Ventura chargent leurs jams hyperpsychés à la Sunburned, Acid Mothers Temple & co depuis quelques années, et vous en reprendrez bien pour trois heures non stop chez Golden Lab. Sur l'auto-proclamé meilleur label du monde, le super-groupe comme on dit Aethenor œuvre au rapprochement définitif des métalleux et des hippies, avec des sessions nourries aux pâtes à la carbonara. A conseiller de toute urgence à votre employeur, l'Accident Du Travail de Julie Normal & Olivier 2mo pratique l'ambient dronesque de façon aussi indolore qu'efficace. Le mystérieux TTRWFU récidive sur le label londonien basé à Berlin Blackest Ever Black, et au vu du second, on se dit qu'il est grand temps d'écouter le premier.

Le Fred Frith-Jason Hoopes-Jordan Glenn trio nous confirme qu'il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Suisse, et c'est peut-être le projet le mieux trempé dans la fondue de mister Frith depuis Que D'La Gueule. Toujours du côté de la Suisse, les frangins Smolyn du projet Defibrillator nous raniment le vieux Brötzmann qui n'en avait pas vraiment besoin, mais on vous garantit que ce genre d'électrochoc est un bâle nécessaire. Enfin, petite curiosité sucrée de fin de séance, le combo milanais de post-rock/post-prog Sparkle In Grey referment leur trilogie avec un chouette concept-album comme on disait avant la crise du disque, autour du skieur de fond marocain Brahim Izdag. Et, grâce à nos solutions extra-bonuxées remontées à bloc comme un coucou, nous arriverons à faire fondre les têtes les plus au carré.

Pour éviter le blougou à sens giratoire inversé, administrez de toute urgence l'Azile





dimanche 11 septembre 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 13 PORTE 01 (version longue inédite) - Retour au goulag, avec la clim

Cette treizième saison sera, à n'en pas douter, le début de la starisation de l'Azile. Vous avez pu remarquer que Jean-Pierre Foucault a manifesté son soutien inconditionnel à l'émission. Vu son style c'était pourtant une évidence tellement l'Azile lui colle à la peau.

D'autres stars vont surement rejoindre notre équipe dans les semaines à venir. Vendredi, Gaspard-Gérard (photo ci-dessous), le fils de Jean-Pierre Castaldi et de Lova Moor (rien à voir avec Andy Moor) a donné son soutien à l'émission aussi, en direct sur TF1 durant le journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut. Belle preuve que la saison XIII de l'Azile sera "stars" ou ne sera pas.

Alors si vous voulez faire comme vos stars préférées, Sacha Goëller de "Début de Soirée", Roland Mader, le frère de Jean-Pierre, ou bien encore Jean-Philippe Beatles, le fils des Beatles, écoutez l'Azile le + sûr chaque semaine. D'autant plus que l'intégralité des émissions (bonus inclus) sera en clair. Pas de partie cryptée "made in Bolloré" ici.

Pour cette première, après cette bonne coupure estivale pour vous refiler une pêche phonographique d'enfer et cette plongée dans les circuits des cires cuites touristiques par l'équipe de plagistes de l'Azile, il était grand temps de s'atteler à une nouvelle revue d'actu parallèles et à cette XIIIème saison en date, nonobstant la moiteur de nos studios encore tout z'alanguis.

Flanqué de ses abrasifs Moor & Moore, Anne-James Chaton, poète atone et radiophile à la mode, nous livre ses souvenirs de voyages colorés et carbonisés au soleil noir des vieilles pierres italiennes, sur une belle carte postale parlante et animée postée par Unsounds. Le combo vétéran brooklynois Controlled Bleeding fait rugir son moteur tout Chromé, et on se prend à penser que l'exportation et la surconsommation de choucroute teutonne dans ces contrées a dû y aller bon train à leurs débuts vers 78-79. C'est sans doute pour ça que le londonien Dan Melchior s'y est établi depuis quelques années, et sa musique en solo ressemble de plus en plus à un croisement entre Don Van Vliet et Bill Orcutt d'Harry Pussy, mais en plus flegmatique. On prend quelques nouvelles de Rhyton, le plus grec des combos new-yorkais, avec un nouvel opus qui fout une nouvelle fois un bon coup de pied dans la fourmilière de l'acid-folk zébré d'électricité.

Rentrée chargée oblige, on s'est dit qu'un petit megamix de bricolages électroniques des familles ne déparerait pas à l'ensemble, d'autant que l'été est propice aux salades décomposées. L'exploration des souks du Caire par Nashazphone favorisant le transit et alimentant en freakitude la sono mondiale, on sirote deux de leurs quatre nouveaux cocktails au safran frais : les collages particulièrement relevés du boss des Fréquences Subliminales Mark Gergis avec son alias Porest, et les belles histoires d'animaux de compagnie du space captain et moitié causante d'Opéra Mort Èl-G font aussi leur petit effet ! En guise d'Entr'acte ou de plat de résistance, le projet III-III retraite avec une alchimie certaine les fréquences fractales d'un vibraphone fantôme, et le collectionneur de bizarreries Laurent Fairon accouche naturellement de son premier vrai disque long de poésie sonore retraitée. Enfin, la compote de Silver Apples est toujours aussi aigre-douce 50 ans après la mise sur orbite de leur pop sur potentiomètres, et Simeon Coxe III comme un seul homme remet le couvert comme aux premiers jours.

Plus inouï que les acrobaties rase-moquette d'un ex-hollandais volant, l'art de la synthèse tendance Spike Jones est également à l'honneur cette semaine, avec le combo familial dilettante LOK 03+1 et la découverte de Sound Anatomy, nouvelle étiquette berlinoise dédiée aux frottements improv-elektroakustische, qui nous propose deux enregistrements tout neu et tout schuss : les vitupérants Parak.eets et le trio infernal Parker/Barrett/Vatcher. I.P.A. n'a rien à voir avec les fameuses bières au malt pâle d'Inde, mais la densité et le degré de fermentation de ce super-groupe scandinave nous échauffe les sens dans tous les sens, surtout que les potes de virée Magnus Broo & Ingebrigt Håker Flaten sont de la partie...

Encore plus grisant d'actualité, grâce au nouveau train de l'espace à propulseur ionique de la compagnie Serein, vous pourrez bientôt rejoindre les confins de l'Azile en vous laissant bercer le temps d'un titre d'ambient, nonobstant bien sûr les escales d'agrément sur nos nombreux débris interstellaires bonuxiens.

Comme la nuit porte conseil et la vérité ne porte pas de chemise, la 13ème saison de l'Azile aussi




mercredi 31 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 49 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.6 : NoBusiness"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Pour ce clap de fin de saison et cette dernière étape de notre Longue Marche entièrement laïque et non-macronnienne de l'été, nous vous offrons une ultime escapade avant la rentrée au pays de la rue fétide, plante médicinale et emblème national de la Lituanie, avec un digest indispensable pour tout homme/femme moderne qui se respecte consacré à une étiquette typiquement frijazzistique de Vilnius : NOBUSINESS Records. Parce qu'à l'Azile non plus, il n'y pas de business comme le slow-business.

Créé sur la rive sud de la Baltique en 2008 par Valerij Anosov, Danas Mikailionis et le saxophoniste Liudas Mockunas, NoBusiness publie bon an mal an une 12aine de galettes aussi énergisantes qu'un plat de boulettes de pommes de terre farcies à la couenne de porc, ce qu'on appelle dans ces contrées didžkukuliai ou plus plus communément zeppelins, sans compter le fameux gâteau à branches d'arbre cuit à la broche et bien évidemment flambé à la vodka russe trafiquée.

Côté friture tonitruante, on est plutôt bien servi(e)s, avec à peu près tout le gratin des énergumènes excités des cordes, cuivres et peaux : Nate Wooley, Mats Gustafsson & The Thing, Joe McPhee, Barry Guy, Martin Küchen, Mikolaj Trzaska, Rob Mazurek & Chad Taylor, John Butcher, William Hooker, Rodrigo Amado etc., sans compter une ribambelle de jeunes combos tout aussi soufflants qu'époustouflants mis à l'honneur par cette marque lituanienne, notamment Fail Better!, le Red Trio, ou encore le Fabric Trio.

Parallèlement, NoBusiness nous gratifie d'une flopée d'archives de haut vol issues du creuset de la Loft Generation du Lower East Side des années 1970 à 1978, la scène polyfree new-yorkaise, avec des concerts inédits du jeune William Parker, du Muntu Ensemble de Jemeel Moondoc, des méconnus Peter Kuhn, Arthur Williams, Ted Daniel et Charles Brackeen... bref la redécouverte d'improvisateurs tout aussi rares que marginaux, et de vraies découvertes comme ce Free Jazz Group qui sévissait du côté de Wiesbaden à la fin des années 60, pépites remontées à la surface par ces plongeurs-spéléologues.

Comme l'aurait dit Émile Ajar lui aussi natif de Vilnius, grâce à la migration des cigognes sur la côte baltique et à ce condensé enrichi en omega-bonux étendus, l'heure des brasiers de la 3ème révolution d'octobre du jazzfrit continue de retentir !

Pour parfaire votre bonheur en attendant l'aurore, comme Al Bano & Romina Power choisissez les destinations secrètes de l'Azile








mardi 23 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 48 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.5 : Monotype"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Pour ce 5ème numéro spécial de notre chasse au boson intermédiaire, nous vous offrons une belle tranche de franche rigolade et rien moins qu'une virée sur la Vistule à la rencontre du label créé à Varsovie en 2005 par le trop discret Jakub Mikołajczyk de Komora A : MONOTYPE RECORDS. Eh oui ! à l'Azile aussi on like Chopin et les Polonais comme le père Ubu.

Dans ce « Paris oriental » on raffole surtout du bortschsch : la soupe froide betterave-yaourt & chou farci pour s'ouvrir l'estomac avant le golonko : le jambonneau mariné aux aromates et à la bière, et les productions MonotypeRec. sont tout aussi digestes. Proche également du label Bôłt, cette matrice est devenue une marque indispensable pour ceux qui aiment pratiquer l'hypnose sonore sous toute ses formes : de l'électroacoustique narrative baignée dans une esthétique post-industrielle à l'expérimentation acoustique triturée qui frise la synthèse sonore à base de frétillements d'insectes nourris au radium. Bref, on y retrouve tous les fondamentaux : de la noise, du drone et de l'EAI, pour une musique nouvelle d'obédience gothico-électronique chargée en inquiétante étrangeté comme disait l'autre.

Au programme de ces 8 quarts d'heure métaphysiques de mazurkas mécaniques qui vous couperont la chique mais certainement pas l'appétit : Alexandra Krunolz, Boris Hegenbart et Luca Sigurtà de Luminance Ratio, le trompettiste Franz Hautzinger en compagnie de Xavier Charles, Jean-Philippe Gross & Lionel Marchetti, et aussi avec Bertrand Gauguet & Thomas Lehn, les duettistes David Moss & Hannes Strobl, Nicholas Bussmann & Werner Dafeldecker, Michel Doneda & eRikm, un quartet de sax soprano vibratiles, une jeune fille qui ne veut pas aller en pension, les belles histoires qui foutent les foies de mamie Lydia Lunch et de papi Eugene S. Robinson, les projets inouïs Gaap Kvlt, T'ien Lai et, bien sûr, une kyrielle de potes de Monotype en ziolek, zinski, et autre zigues en czyk, sans compter les nombreux bonux pousse-à-jouir comme dirait l'autre autre, pour mieux enfoncer le clou.

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mardi 16 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 47 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.4 : El Negocito"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Pour cette 4ème étape de notre série globe-trotteuse qui s'immisce dans tous les plis des azimuts, nous avons décidé de vous offrir une bonne tranche de jazz épileptique les deux pieds dans la belgitude des choses, avec un focus exclusif sur le label dirigé par Rogé VERSTRAETE : EL NEGOCITO Records.

Basé dans la ville flamande de Gand, El Negocito est à la base un café-restaurant-club aux poutres apparentes ouvert tous les jours après 18h qui se contrefout royalement du roi des Belges, de rapprocher la Wallonie et la Flandre, de la guerre des frites, de la recette du waterzooï, et même des attentat pâtissiers. Non, El Negocito c'est l'atmosphère typique du sud de l'Amérique du Sud : ambiance latino, nourriture chilienne, hamburgesas, lentilles au chorizo, et free jazz gratuit à gogo pour digérer le tout.

Parallèlement aux concerts d'impro-free organisés dans ce rade, et des connexions multiples avec d'autres lieux du cru tels que La Resistenza, les festivals Jazz sur l'Herbe et Citadelic, la marque de disques EL NEGOCITO Records a développé depuis la fin des années 2000 un catalogue très étoffé, centré principalement autour de la scène de Gand et de ses fourmillants compatriotes : le vétéran Paul Van Gysegem, Peter Jacquemyn, Jozef Dumoulin, Bart Maris et Joachim Badenhorst pour les plus connus, le duo d'expatriés Yedo Gibson & Vasco Trilla, les combos un poil freerock Backback, Naked Wolf, Jukwaa, les textures de Keenroh, sans compter les voltigeurs brésiliens de Música De Selvagem, ou le concours de quelques provos hollandais tels que les époustouflants tonitruants de la tuyauterie : John Dikeman, Kris Wanders et Otto Kokke des Dead Neanderthals, ainsi que la guitare baryton de Luc Ex.

Bref, EL NEGOCITO s'est érigé en digne descendant des scènes du free - canal historique, la ville de Gand ayant trempé très tôt dans le potage, avec notamment un festival fameux à la fin des années 60 où se produisit tout le gratin des organisations FMP/ICP/INCUS/BIRTH & co., comme l'explique fort bien avec sa faconde toute belge le trompettiste Patrick De Groote dans un texte joliment illustré. Après ce détour opéré à tort par la boutique souvenirs, vous ne vous lasserez pas d'admirer les reliefs de ce növö jazz dessinés par votre guide Rogé et, grâce à notre formule azilo-bonux enrichie au chili con carne, vous pourrez musarder encore davantage dans cette nouvelle contrée de villégiature inédite.

Pour parfaire votre bonheur en attendant l'aurore, choisissez les destinations secrètes de l'Azile

mardi 9 août 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 46 (version longue inédite) - "La Saga des Marques - Pt.3 : Fou"

Vous vous imaginiez sans doute que le poisson-pilote sur les ondes de l'Azile était parti s'esbaudir avec son banc de sardines son balluchon sous le bras pour la pause estivale, sans penser à nourrir ses plantes carnivores, son poisson rouge, et ses auditeurs chéris ? ... Que nenni ! Pour voyager peinard sur votre hamac, et pallier la défection sur vos écrans d'Intervilles et de la Chasse aux Trésors, nous vous avons concocté une série de spéciales consacrées à de jeunes labels gonflés à bloc qu'on suit à la trace avec notre boussole et notre lampe de poche. Chaque semaine de l'été MMXVI nous vous offrons : un pays, une ambiance, une spécialité différente, et une étiquette de disques à collectionner.

Pour le 3ème épisode de cette série autour des labels les plus frais et les plus freaks of da week, nous vous avons mis les petits pots à confiture dans les grands pour une destination exotique s'il en est : La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine, et nous vous invitons à découvrir ce panorama à couper le souffle des disques impossibles à siffloter produits par l'électro-acousticien Jean-Marc FOUSSAT au sein de son studio Pyjama pour FOU Records, le bien-nommé.

Digne rejeton des outrances psyché-soniques des années 60-70, traumatisé par la live electronic music des combos Musica Elettronica Viva, AMM, Il Gruppo di Nuova Consonanza & consorts tout autant que par le free européen dont il s'est fait la caisse de résonance avec son studio d'enregistrement mobile, Jean-Marc FOUSSAT trafique les potards et filtres de ses synthés analogiques de marque EMS dont il s'est fait une spécialité : Synthi A, Synthi AKS, et surtout le VCS3, qu'il acoquine au gré de son inspiration de divers ballons, guimbardes robotisées, voix filtrées et clés de douze, dans des joutes en miroirs inversés avec la fine fleur des aventuriers des scènes improvisées. Tout d'abord au sein de Marteau Rouge, puis d'Aliquid ou de Quod aux côtés de Sylvain Guérineau, Foussat dialogue tout seul avec sa lutherie et dans une foultitude de duos, trios, quadrilles infernaux avec pour n'en citer que quelques uns : Ramón López, João Camões, Claude Parle, Simon Hénocq, Maria Luisa Capurso, Jean-Brice Godet & Jean-Luc Petit, sans oublier le Futura Experience, le grand orchestre dirigé par le splendide Gégé Terronès.

Mené par cette double passion de l'archivage frénétique et de l'activisme libertaire, l'énergumène FOUSSAT propose donc une palanquée de sessions d'impros live à revivre dans votre salon comme si vous étiez dans le sien propre, disponibles en numérique terrestre pour toutes les espèces au bout du clic, à partir de sa plateforme qui recèle certainement plus de bulles que le Perrier. En parallèle, le rythme des sorties de FOU en dur s'est accéléré depuis 2012, avec de chouettes éditions de concerts historiques du début des années 80, notamment au mythique club de la rue Dunois, jusqu’à des productions de projets ultra-contemporains de ses jeunes potes improvisateurs, tels que les fameux Cuir, ou le chatoyant Jean-Brice Godet 4tet. Et pis comme le Foussat, c'est pas vraiment le genre lapin de 3 semaines à mettre ses œufs dans le même panier, on vous a mis en bonux un large extrait du 33 tours tout frais du label égypto-algérien Nashazphone de son duo "5599" aux côtés du gratteux de 17 piges Augustin Brousselloux. C’est-y pas beau la vie ?


Pour parfaire votre bonheur en attendant l'aurore, choisissez les destinations secrètes de l'Azile