A peine sorti de la soirée du réveillon de la Saint Sylvestre de
l'Azile que je me mets à vous poster ce quinzième épisode de la treizième saison. Si c'est pas du courage ça ! En fait, si je m y mets maintenant, c'est que j'ai voulu vous livrer mes impressions à chaud. En effet, cette année est assez spéciale car, une fois n'est pas coutume, le budget de cette soirée n'a pas été financé par les pauvres smicards de
l'Azile que l'on menace de licenciement s'ils ne mettent pas la main à la poche, mais par notre nouveau sponsor :
Cassegrain
Ce partenariat coulait de source, il faut le dire. Telle une évidence, il s'imposait d'office. Cette dernière soirée de l'année fut l'occasion de goûter la fameuse ratatouille
Cassegrain dont les mérites nous parviennent des quatre coins de
l'Azile depuis quelques temps.
Comme vous le voyez sur la photo, toute l'équipe de l'émission était réunie pour l'occasion. En bas à gauche,
Clarissa-Jeannette, votre standardiste préférée. En bas à droite, vous pouvez voir que j'ai mis mon plus beau pull pour l'occasion. A côté de
Clarissa-Jeannette, c'est
Herbert-Hubert, le producteur de l'émission qui nous a bien fait rire à nouveau cette année. A côté, c'est sa femme, la pistonnée,
Aline-Sandrine, secrétaire de l'émission. Puis leur fils
Philibert-Adolphe, stagiaire gratuit, que l'on appelle entre-nous "
coca-connard" car il adore la fameuse boisson et qu'il est bête à un point tel qu'on pense qu'il tient de sa mère.
Fabien-Patrick, votre animateur préféré, à la découpe de la viande est toujours le génie que l'on connaît. Sa femme,
Sylvia-Berthe, à côté, n'est pas en reste....mais ne mangera que les restes pour continuer à garder la ligne. A côté de moi, l'autre déconneur de l'équipe,
Serge-Albert, le réalisateur de l'émission était, lui aussi, accompagné de sa femme,
Alice-Françoise, et de son fils idiot,
François-Pierre-Jean, stagiaire gratuit sans avenir, lui aussi.
Bien sûr il y avait des petits pois lors de cette soirée
Cassegrain, car une soirée sans petits pois
Cassegrain, c'est comme un karaoké sans "
La maladie d'amour" de
Michel Sardou : ça ne peut pas exister. Mais la vraie star de cette soirée était la
ratatouille cuisinée à la provençale à l'huile d'olive vierge extra 2%. Un vrai régal pour tout le monde. A tel point que l'on s'est même tous demandé si les pauvres, qui n'ont aucun goût, auraient vu la différence par rapport à leur ratatouille
éco+.
Coca-connard a même émis l'idée d'aller à la rencontre d'un pauvre pour lui faire tester voir s'il voyait la différence. Comme si on allait parler à des pauvres, maintenant ! Alors c'est sûr qu'avec une idée pareille, on l'a lynché. Son père s'est défoulé dessus d'ailleurs et ça lui a fait le plus grand bien.
En tous cas, ce que l'on peut dire c'est que l'on prend pas soin des légumes depuis 1856 sans avoir beaucoup de talent. Et ça se ressent particulièrement sur cette ratatouille. Et là, si
Francis-Rodolphe Cassegrain me lit, je tiens à lui préciser que sa ratatouille se marie parfaitement avec un "
Château l'Azile" de treize ans d'âge qui lui fait ressortir toute la saveur des légumes qui éclate au palais.
Le Blood Quartet, en entame de la cuvée de la semaine, a trop saigné et apparemment aussi trop rôdé du côté de Barcelone, et
c'est une pure joie de retrouver la trompinette de poche de
l'ex-bassiste de Mars Mark Cunningham, qui n'a apparemment rien à voir
avec la légende du bodysurf. Le 1er opus du combo belgo-norvégien
Warped Dreamer
est aussi touffu que le cv de ses quatre membres désarticulés, et là
encore la trompette de la renommée clignote de mille feux. La caravane
cosmique du collectif post-hippy de Saarlouis
Datashock
est de retour, et on est ravis parce qu'on était sans nouvelles depuis
au moins deux révolutions. Le Bureau B d'Hambourg a ouvert une nouvelle
subdivision pour provoquer des rencontres inédites et les frottements
percussions/électronique entre
Sven Kacirek &
Thomas Klein sont particulièrement inouïs en effet.
Shane Parish d'
Ahleuchatistas et
Tashi Dorji
du Bhoutan sont fort occupés en cette fin d'année eux aussi, ce qui ne
les empêche pas de se taper le bœuf sans faire l'âne dans leur salon
d'Asheville.
Geir Sundstol,
le Ry Cooder de Bergen, taquine ses national et pedal steel guitares,
le dobro et le sitar, entre country-folk et impro-free, et rien de
surprenant à retrouver ses volutes embarquées chez
Hubro.
Reid Karris de l'Illinois explore la guitare préparée avec la précision d'un entomologue. Il y a un tout juste un an,
Anthony Child alias "
Surgeon" s'était fendu de
sessions assez fameuses enregistrées sur synthé analogue Music Easel de la firme Buchla dans la jungle Maui, la
seconde session enregistrée derechef un an plus tard in situ est tout aussi luxuriante. Le nouvel opus du projet
Cindytalk
de la(le) vétéran écossais(e) Gordon Sharpe atteint le même degré
d'abrasivité que les précédents, entre crépitements de spoken words et
musique concrète, et la musique traditionnelle de
Rashad Becker fait elle aussi une fois de plus merveille.
Peter Evans en bouche un coin à Maurice André et nous laisse bouche bée devant tant d'abnégation virtuose. Le
Peter Kowald Quintet sévissait vers 1972-73 dans la fire music kanal historique, et c'est un chouette cadeau de fin d'année de Trost-
Cien Fuegos de nous avoir remastérisé-réédité cette belle galette FMP. A la même époque le collectif
Ak Musick
du méconnu Hans Kumpf pratiquait le même genre d'expérience mentale, et
là encore c'est un cadeau inespéré dû aux bons offices de
Guerssen,
excellente marque de Catalogne spécialisée en rééditions de bizarreries
sucrées psyché-progressives-impro-free des années 60-70, et on ne
remerciera jamais assez
Mr. Fuzzy Stéph' de
Stoned Circus pour cette délicate attention, ¡ Aprovecha la paz compadre ! Enfin, ultime hommage douloureusement nécessaire à
l'inventeur
de l'œuf kinder, on termine comme de juste cette version customisée de
l'Azile avec notre sélection spéciale fourrée aux
bonux.
Si vous sentez une trompette dans votre âme, le souffle de l'Azile est entré chez vous