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lundi 25 avril 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 31 (version longue inédite) - "L'Arc-en-ciel sans la Gravité"

Franchement y a des come-back qui font super plaisir ! Au-delà des retours très attendus de David Bowie et Prince, il y a eu ces derniers jours le retour de Renaud, notre "frenchie" préféré ! Quel bonheur de le voir péter la forme comme cela ! Il a arrêté de boire et ça s'entend sur le disque. Maintenant il chante limite super bien ! Enfin....Auto-tune chante super bien. En plus vous avez vu son nouveau look sur la photo ? Avouez que ça lui va super bien les bouclettes, non ?

Le retour en forme du  chanteur-socialo des 70's fait plaisir à voir car il se fait sous le signe de la droite. Normal ! On est sûr que ce n'est pas un assisté de gauche qui a inventé Auto-tune et Warner Music. Du coup, il adore Fillon maintenant. Logique...il a la joie de vivre.

Par contre, de votre côté, je sens que ce n'est pas la folie physiquement et moralement depuis plusieurs mois. C'est normal. Vous êtes ouvriers et en avez marre de ne travailler que 35 heures par semaine alors que vous rêvez d'en travailler dix de plus pour enrichir votre patron et qu'il embauche moins. Je vous comprend, et sachez que grâce à l'Azile, vous allez pouvoir vous redynamiser car, dans le cadre de sa mission de programme-action de remise en forme avant l'été, votre pilote automatique en ondulations azilaires vous livre quelques exercices d'élévation latérale pour votre bien-être et raffermir le tout.

Les ukrainiens Gravitsapa basés à Lviv en Galicie avoinent joliment un math-prog bien trempé sur deux EP de 2013, pour mieux patienter en attendant la suite. Driftmachine, duo modulaire berlinois comme de juste, rempile chez les mexicains de Umor Rex, ce qui est une fort bonne nouvelle pour tout le monde. Les mancuniens Spider King sévissaient entre 1979 et 83, mais apparemment pas assez pour sortir du bois, malgré l'inoubliable Martin Hannett, mais les Finders Keepers ont déniché quelques bandes sous la toile d'araignée. Comme la mode du moment est décidément de cuisiner les restes, Gum Takes Tooth, duo londonien et bruxomane, re-presse son 1er long en galette noire. Les ricains de Quitter sortent en revanche un premier 45 tours sur un label de Melbourne.

La fanfare nippone à géométrie variable basée en Écosse Maher Shalal Hash Baz œuvre dans le rock bancal et salement déglingué, avec quelques égratignures au passage pour le Velvet. F.A.T, c'est un nouveau trio free-rock du BeCoq en chef Thomas Coquelet, tandis que le duo Bi-Ki ? c'est un genre de chasse au snark saxophonistique saisie sur le vif par JL Guionnet à Lomme. L'immersion avec le petit deuxième de Klara Lewis s'annonce tout aussi exaltante que lors de son premier plongeon.

Bülent Arel a fait partie de l'aventure des fameux studios de synthèse sonore de l'Université de Colombia-Princeton d'où sortirent les tout premiers synthétiseurs RCA Mark I & II, et il est à l'honneur sur un florilège des expérimentateurs turcs chez Sub Rosa. Le batteur de l'Illinois Tim Daisy fait une nouvelle fois cavalier seul sans les Vandermark, Rempis & consorts, et il aurait tort de nous priver. Le grand Ensemble SuperMusique de Montréal est un genre de machine de guerre des musiques nouvelles comme on les aime à l'Azile, bien frappées.

Enfin, Tim Hecker fait dans le brumeux-cotonneux comme à son habitude, et au petit matin dans une forêt de Vancouver. Et comme on a rien sans rien, on repart pour une nouvelle demie-heure de bonux spécialement choisis pour prolonger cette séance d'abduction des hanches.


Avec les séances psycho à coups d'sticks et de dépassement de soi à prix discount de l'Azile, nos coachs mentaux vous révèlent les secrets naturels de l'inépuisable beauté






lundi 18 avril 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 30 (version longue inédite) - "Pour ne plus désespérer seul"

Cette semaine le Président du syndicat patronal le MERDEF, Guy-Pierre Gattazile, a mis les pieds dans les starting-blocks pour lancer son mouvement de génie "60 millions de pauvres". Son but est de rendre pauvres tous les gens afin qu'ils deviennent serviles de façon à ce que notre pays attire les riches touristes et nous rapporte, à nous les nantis, un maximum de bon pognon. A l'Azile, on trouve, bien évidemment, cet engagement de notre très cher Guy-Pierre, merveilleux.

Nous nous sommes, d'ailleurs, officiellement associés au MERDEF et avons produit 60 000 pin's "60 millions de pauvres" que nous avons distribué un peu partout dans Rennes. Lors de la dernière "Nuit des cons debout", il a d'ailleurs eu beaucoup de succès. Certains politiciens de droite de haut rang se sont même rallié à notre cause comme Didier-Geoffroy Didier par exemple que l'on a accueilli avec plaisir car cela fait plaisir d'être soutenu par un politicien qui n'est pas un arriviste à tête de con.

Je vous encourage tous à venir rejoindre symboliquement le mouvement "60 millions de chômeurs" en mettant le pin's sur le revers de votre veste C&A et à faire le "con debout" devant la radio de l'Azile afin de manifester de votre attachement à ce projet de dédain des pauvres.

Cette semaine dans votre émission-vérité en direct (ou presque) et en prise réelle avec la réalité de ses compatriotes et du monde tout entier autour, nous vous avons élaboré un programme de divertissement et divagations circulaires aussi dronesques que drôlatiques.

Comme l'aimait à le répéter feu Tony Conrad, la mort du compositeur date de 1962, et en effet en 1964 celui-ci quitte pour de bon les hippies du Dream Syndicate pour les Primitives, combo qui splittera peu de temps après pour donner naissance au Velvet Underground. L'unique 45 tours qu'ils ont commis est un genre de massacre du printemps passé à la moulinette et la postérité pour son jeu de guitares détunées en raie majeure très en avance sur son temps.

Le Chaman Chômeur s'abrite au pays de Martine Aubry et nous hurle sa nostalgie du RMI, et tout ça sur BeCoq bien sûr ! Dan Melchior nous livre son opus le plus abouti et le plus sauvage à ce jour, comme le claironnerait Rock & Folk, et c'est pas peu dire. Le charme de l'americana post-Robbie Basho de l'ex-Cul de Sac Glenn Jones opère, et ses accords ouverts tendent la main au Cosmos, comme aurait dit Karlheinz Stockhausen qui avait plus d'un tour dans sa manche.

April Fishes c'est une nouvelle réunion de famille entre l'écurie lyonnaise du Grolektif et les nantais de Sidony Box, du bon free rock pour s'esbaudir entre la poire et le fromage. La drummer suite composée par le batteur de jazz de Brooklyn Dan Weiss a certains relents prog-zeuhl que n'aurait pas reniés Jacques Thollot lui-même. Le petit dernier de l'australien Chris Abrahams de The Necks sur Room40 est à peu près à l'image de ses glorieux aînés : un mélange subtil de percussions de casseroles, de raclements de cordes de piano, et de boui-boui électronique du plus bel effet. Les pièces synthétiques acidulées de Kunlun permettent de se diriger en haute mer sans risquer l'avarie. La pasionaria revenante du free Linda Sharrock nous offre quelques éructations bien senties et fort à propos par ces temps qui cravachent dur.

Enfin, on se termine avec le retour de  l'homme au grand chapeau qui excite son crin-crin pour un dernier tour de piste avec Faust à Wümme en 1973, ce qui ne nous rajeunit décidément pas, sans compter les rappels bien mérités en forme bonux esclusifs pour cette version maximaziliste.

Devenez adhérent(e)s à l'Azile, le programme qui vous colle à la peau et évite de se prendre le melon en pissant dans un violon 






mardi 12 avril 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 29 (version longue inédite) - "L'Art des Bruits qui font Pschitt"



Vous vous imaginez sans doute à la vue de cette photo de Geneviève-Roberte que les services techniques de l'Azile ont inventé un nouveau procédé révolutionnaire pour traiter enfin l'hystérie pointée du doigt par Jean-Martin Charcot lui-même. Eh bien que nenni !

Vous avez devant vous une jeune adhérente carrément ravie et même en extase du Grand Mouvement pour la France " En marche à l'ombre ", dont nous vous annonçons le lancement en grandes pompes. Car nous aussi nous avons décidé de nous rebeller et de construire une carapace indestructible contre les attaques ad hominem (ou feminem si vous préférez). Non ! le directoire qui préside à la bonne marche des ondes tranquillisantes de l'Azile n'a pas de comptes personnels en dehors des côtes nous obligeant à ramer sans nous mouiller. D'ailleurs, si l'on a très justement laissé la possibilité de passer les bras dans la combinaison présentée ici par Geneviève-Roberte, ce n'est pas pour lui faire des nageoires ou l'envoyer sur orbite, mais bien pour serrer les louches sur les marchés dans les tout prochains mois. Parce que vous n'avez pas encore tout vu, "En marche à l'ombre" est promis à un bel avenir radieux, grâce à nos provisions d’œufs fermiers pourris, de flageolets et de choux, nos adhérent(e)s sont prêt(e)s à tout pour mettre les gaz.

Mais chut ! En attendant ce beau programme encore Top Secret, place à la sélection peu commune de la semaine que vous attendez toutes et tous en trépignant d'impatience.

Celle-ci est malheureusement endeuillée à nouveau par la disparition cette fois du grand saxophoniste érythréen Getatchew Mekuria, bien connu pour ses collaborations de ces dernières années aux cotés de The Ex. La programmation en guise d'hommage de ce 45 tours avec le combo éthiopien Fendika est un concours de circonstance, le hasard ne faisant, hélas, pas toujours bien les choses. Yannis Kyriakides, le compositeur chyprio-batave collaborateur du gratteux amateur de Chaton de The Ex, a plus d'un tour dans son sac, surtout quand il s'agit d'une musique de spectacle sur l'auteur du Festin Nu et autres Garçons Sauvages. L'orchestre bavarois Orchester 33 1/3 mélange free à la Liberation Music Orchestra et drum & bass... avant le bug de l'an 2000 on appelait ça de l'illbient pour épater les filles. Et même si le son de cette réédition toute fraîche a quelque peu vieilli, la pâte a bien fermenté.

Les Légendaires Pois Roses scrutent eux aussi l'avenir et, après leurs prémonitions sur Andromède, il nous font le coup du passage à l'ère du Verseau, même si on trouve que ça fleure plutôt le come-back à l'ère psychédélique façon "The Maria Dimension". Pour faire bonne mesure, Mecapop, le label gothico-futuriste de Jef Benech', s'est fendu d'un florilège haut en couleurs d'une 15aines de groupes de traviole qui hantent les couloirs d'un certain rock parallèle depuis plus de 35 ans, tous unis pour revisiter le grand classique aussi indémodable qu'atemporel des Pink Dots : "Asylum", sorti dans tous les bons Nuggets en 1985. Et quand la grande famille de l'Azile s'élargit de la sorte, on ne peut que s'en réjouir, même si ça fait plus de monde dans nos murs et autour de la table.

Le Circuit Electro Acoustic Ensemble c'est pas de l'impro jouée par des droids dans un magasin de porcelaines, la délicatesse et l'intercommunication des sons ciselés est magnifiée et vivifiante dans cette série sous étiquette FMR. Yvan Pavlov alias CoH fait ça à lui tout seul aussi, même si on n'a toujours pas compris ce qu'il faisait vraiment en définitive celui-là, à part de l'électronique de précision. Le trio Renku transforme l'essai avec un live dans la grande tradition du free, et saisi sur le vif au Greenwich Village, cela va de soi.

Enfin, l'hécatombe continue, et c'est au tour d'un improvisateur méconnu de la scène européenne : le contrebassiste de Glasgow George Lyle, ce qui nous donne la triste occasion de redécouvrir son duo avec un percussionniste aussi célèbre qu'américano-écossais d'adoption Fritz Welch, avec un enregistrement capté dans sa cuisine il y a quelques mois et assez miraculeux. Et, pour couronner le tout, alors que le dernier Zazie vous offre un seul titre cadeau, la direction des programmes casse sa tirelire et Geneviève-Roberte vide ses poches avec pas moins de 7 pièces rutilantes et entièrement bonux.

Osez le compte spécial Azile, le placement à gauche le plus sûr de l'Homme Moderne décomplexé 




lundi 4 avril 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 28 (version longue inédite) - "Mon Laser va chanter dans ta Radio demain"

Vous avez été très nombreux à vous manifester la semaine dernière pour savoir pourquoi votre émission d'actu musicale préférée était remplacée par une compil des spéciales Pierre Henry de l'été dernier alors qu'il est bien vivant.  Votre animateur préféré confondrait-il Pierre Henry et C. Jérôme ?

Non ! Cette émission était préparée pour pallier à un éventuel problème pour diffuser l'émission en direct. Vous l'avez compris par vous-même car la photo d'illustration est plus que parlante. Votre animateur a été victime d'un accident domestique la veille. Juste avant d'aller à la soirée "déguise-toi en Kad Merad" organisée au Glouglou's Klub, il est tombé en essayant d'accrocher un cadre représentant les Poppys dans son salon.

Rassurez-vous, il n y a rien de grave. Il a juste été en arrêt de travail durant 48 heures avec interdiction de bouger. Cela lui a permis de voir durant ces deux petits jours ce qui vivent les pauvres au quotidien toute l'année. Cela fait un expérience...et ça rebooste pour la suite.

Et la suite, c'est pour tout de suite. Et après l'interruption de nos programmes Aziloscopiques qui nous a permis de remettre nos pendules à l'heure et le jeûne à l'honneur, pour bien fêter le retour tant attendu des cloches, on rallume le four à pizza avec les Lay Llamas et une resucée de leurs premiers pas méconnus et revisités par Backwards.

Joseph Weil et Norman D.Landing, alias The (Hypothetical) Prophets ne sont pas des lapins de 3 semaines, puisqu'y officiait le pionnier de la new-wave Bernard Szajner vers 81/82, à l'époque-même où sa harpe-laser Syringe déchaînait les foules en Chine avec le sieur Jarre. Chicaloyoh fait de bien drôles de rêves, et c'est Mon Cul qui s'y colle, et avec l'assistance saxophonistique de Tom Bodlin. Alexandra Drewchin, la nouvelle diva du Queens de NYC, fait également preuve d'une belle l'énergie féminine avec son projet Eartheater et signe 2 disques coup sur coup chez Hausu Mountain, tout aussi chouettissimes que fichtrement bien aboutis.

Inventing Masks, c'est un nouveau faux-nez de Giuseppe Ielasi, le plus africain des milanais, avec une musique qui gratte toujours autant la surface des choses. Les vikings Staer, qu'on connaissait pour quelques joyeusetés bruyantes chez Gaffer s'essayent au 25 cm, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils tiennent bien la distance. Au Starlite Motel on retrouve quelques vieilles connaissances, notamment Ingebrigt Håker Flaten sans ses Young Mothers et Jamie Saft et son hammond en folie.
Anthony Pateras rallume la mèche sur son piano détraqué et distendu, pour une jam tambour battant avec son alter-ego Erik Griswold et Robin Fox, sans sa panoplie laser, mais à l'AudioMulch-Optronics-Virtualizer, finit de parachever la cerise sur le cocotier. Quant aux Astral Colonels du même Pateras cette fois avec Valerio Tricoli, c'est plus mollasson, un genre de cocktail pour transat sur cratère lunaire. Depuis un petit lustre l'étiquette barcelonaise Discordian Records produit de l'impro chic et libre pour le bien des espèces terrestres, et la conduction Cook For Butch de Memoria Uno n'échappe pas à la règle. Enfin, Moppa Elliott s'offre une belle échappée de MOPDTK en danseuse et solo de basse des profondeurs absolues.

Pour éviter le bouclage de ceinture des fins de mois nécessiteux, on s'en paye une tranche supplémentaire d'expanded-bonux esclusifs pour bien se finir avec les oreilles du fond qui baignent.

Grâce à notre nouvelle technologie inusable ou presque, goûtez à la reproduction fidèle et à la pureté du son de l'Azile à domicile, 100% garantie sans friture ni traces de doigts





mardi 22 mars 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 27 (version longue inédite) - "Variations sur une Flûte Mexicaine"

Ce n'est un secret pour personne, vous n'êtes pas sans savoir que les jeunes sont des imbéciles, des idiots, des abrutis. Bref....des demeurés. Ils ne manquent jamais une occasion de montrer au peuple entier qu'ils sont bons à ne rien faire, bons à ne rien dire, et bons à ne rien penser.

Cette semaine, ces gens qui ne servent à rien d'autre qu'à polluer le quotidien des gens dignes de par leur simple existence, se sont illustrés en manifestant contre la loi du travail. Loi merveilleuse qui permet pourtant à un employeur d'asseoir sa position dominante sur ses employés pauvres en les menaçant plus facilement de licenciement. Des gens ont réussi à faire croire aux crétins de jeunes que leur avis avait une quelconque importance...comme quoi ils sont bien plus bêtes que l'on peut l'imaginer. Faut dire qu'ils sont inquiets les jeunes. Comme ils n'ont comme ambition que de devenir des subordonnés smicards et gauchistes, comme leurs imbéciles de parents, ils craignent pour leur avenir de salariés. Je tiens à les rassurer de suite : les employeurs ne veulent pas des jeunes..."hashtag débiles".

Nous avons décidé, à l'Azile, d'infiltrer la manifestation étudiants afin de faire un bilan du vide sidéral de leur pensée. Nous avons choisi Vivien-Cyril pour "jouer" l'étudiant car c'est le plus jeune de l'équipe et qu'il sait super bien imiter l'idiot. Le bilan est affligeant. Cela va au-delà de mes désespérances. Ils ont été jusqu'à scander "Hollande, t'es foutu. La jeunesse est dans la rue ! "...Le même slogan que leurs grand-pères honteux en 1968 qui sont des rebelles qui écoutent france-bleu armorique aujourd'hui.

Heureusement d'ailleurs, car on est épargné, chez nous, de cette clientèle de gauchistes. Du coup on s'aperçoit qu'on est bien entre nous. On va pouvoir profiter tranquillement du programme de l'Azile le + sûr de la semaine. Pour la réouverture printanière de notre cours officiel de calypso bavaroise nous vous avons gâté avec de la musique authentiquement troglodyte et assaisonnée à la sauce piquante de l'Azile, pour accompagner le mouvement et réchauffer la moëlle de vos vieux os.

Le petit nouveau Zëro, des ex-Bästards & post-Deity Guns en quête d'absolu, nous donne l'occasion d'une traversée kaléidoscopique du tunnel du temps direction la Bay Area, avec un genre de cocktail de saveurs dont ils ont le secret, pas franchement binaire mais méchamment rock'n'roll, comme chantait l'autre. Cluster, après s'être détaché du vaisseau amiral Kluster, et avoir été supplanté ces dernières années par Qluster, est à l'honneur en ces temps sucrés d'archivisme sonore, à l'instar d'Harmonia, avec un nonuple coffret-souvenirs de l'époque 71-81, et ce, quelques mois après la disparition de Dieter Moebius. Le florilège de The Tapes, le bien-nommé projet des frangins Drago, est une pépite assez réjouissante de l'underground proto-industriel de la Botte, comme quoi les fouilles ne servent pas qu'à se les remplir... Quant aux archives de Laddio Bolocko, c'est un chouia moins préhistorique, mais c'est plutôt justice aussi et une excellente mise en bouche pour redécouvrir leur free-rock teintée de noise bien tanique. 

L'Azile a toujours été gaga de miss Tara Burke, alias Fursaxa, sans doute à cause de son look de fée Viviane ratée, de ses incantations venues d'on ne se sait où, sur fond de bontempi ultra-chéper dans les limbes, et son retour aux affaires est pour nous l'occasion d'une grande fête païenne. Le disque d'Afrikanus Okonon édité par l'entité Other People de Nicolas Jaar est un autre genre d'énigme de la nature, comme un genre d'hybridation entre Nurse with Wound, les pygmées Aka et les Residents, et on se dit que les couloirs de l'Azile ne sont pas prêts de se désemplir en bizarreries aussi inouïes que douteuses.

L'artisan acousmate Alain De Filippis, adepte du traficotage de bandes pendant 3 décennies, d'installations de machines sonores impossibles à programmer, spécialiste du couplage d'octaves à l'ondioline ou à la harpe éolienne, a peu publié de son vivant, et l'explorateur-spéléologue Tagubu a analysé une pleine malle de conserves mémorielles de ce french typical concrete guy, pour en extraire un pot-pourri vinylique de trucs pour la scène sur In-Poly-Sons, ainsi qu'une musicassette audio chromée d'une création complète sauvée des eaux et diffusée à l'époque en quadriphonie dans la grotte le Buisson Cornu à Jouy à côté de Chartres en 1987.

Toute aussi primitive, la seconde rencontre entre l'Ocelle Mare et Jean-Luc Guionnet est un vraie tuerie et une excellente mise en jambe en attendant de revoir le Jean-Luc dans le bourg. De Francesco Cavaliere on connaissait les installations tintinnabulantes à ras du sol, cette fois on est ravis de l'entendre avec une création sonore qui mélange spoken words et sons du cosmos. Après les Farouches Bretons l'an dernier, le Phil Minton revient dans le bourg pour remonter une nouvelle chorale de borborygmeurs sans filet.

On se termine avec les potes rockers à plumes de Céleste Boursier-Mougenot, sans compter la demie-heure syndicale de rallonge bonifiée gracieusement offerte par la Direction.

Pour éviter de vous fossiliser et devenir marteaux, testez la source de jouvence de musiques miraculeuses de l'Azile




lundi 7 mars 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 26 (version longue inédite et douce comme un petit nid d'oiseau) - "Les Chemins de la Honte"

L'Azile c'est bien sûr les musiques les plus appréciées des patients de Guillaume Regnier, mais c'est avant tout la passion de la sensualité. Nous vouons un véritable culte aux actrices des années 50.

C'est pourquoi nous recherchons régulièrement à recruter les femmes les plus glamour d'Ille-et-Vilaine afin de représenter l'Azile dans tous les lieux à bière du département.

Récemment nous somme tombés sous le charme de Renée-Dolorès. Nous avons eu l'impression de revoir LA Audrey Hepburn des grands jours. Nous sommes tous restés médusés devant la grâce infinie de cette femme qui fut Miss Pacé 1962.

En digne représentante de l'Azile, elle a subjugué de sa beauté étincelante le public de droite de toutes les salles de Rennes. Elle a bien fait la promotion de l'émission de cette semaine qui est également une merveille d'Azile. Il se murmure même que c'est la plus merveilleuse des 26èmes de que l'Azile ait connu.

Et pourtant, comme toujours, les voies Azilaires sont aussi impénétrables qu'hermétiquement ouvertes aux quatre vents, suivant la politique d'ouverture oblique et paralloïdre dûment prônée par notre sous-direction des programmes.

En guise d'entame, la triade Rangda : Sir Richard Bishop, Ben Chasny et Chris Corsano, récidive dans dans la recherche de la quadrature du psyché-rock à consonances orientales teintées de henné noir. En bons chevaux de retour eux aussi, les Horse Lords de Baltimore continuent leur quête d'un free-rock pointilliste et sans œillères, et c'est vraiment chouettissime qu'ils aient pris Northern Spy comme port d'attache.

Après l'IVG, le précis d’Instruction Vinylique Générale, ce sont cette fois les Finder Keepers qui s'y collent pour exhumer de profundis une rétrospective des sensationnels Stabat Stable. Les Delacave issus de la fameuse Grande Triple Alliance Internationale des bas-fonds de l'Est et nourris à la flammekueche strasbourgeoise ne sont pas en reste, avec un orgue qui frise presque autant que celui du légendaire Eddie Driver lui-même.

L'ex-Tante Sally : miss Hiromi Moritani alias Phew, poursuit sa longue carrière de diva underground de la pop nippone expé sur tapis d'électronique mutante et ses belles histoires de fantômes chinois. Good Willsmith sont de Chicago, ce qui ne s'entend franchement pas dans leur musique, si tant est qu'il y ait quelque chose de bien identifiable dans leur tambouille de collages noise. La californienne Asha Sheshadri alias Isolde Touch est Ze Bigre revelaischön ov' dze wik : un genre de croisement idéal entre électronique au cordeau mixée à l'intime du lointain intérieur, et à quelques encablures d'AGF et de Bob Ashley.

A l'occasion d'une anthologie consacrée à la scène jazz 70's de Boston, on ré-ouvre l’épineux dossier du free kosmiche du saxophoniste méconnu Phil Musra et de son acolyte de frangin Michael Cosmic, tous deux originaires de Chicago, délocalisés on ne sait pourquoi dans le Massachusetts, et auteurs de plusieurs galettes bien senties et cousues main, parfois aux côtés du non moins mystérieux Hüseyin Ertunç. Anna Högberg, la nouvelle sensation du saxophone de Göteborg, s'est fendue d'une pure merveille - à ne manquer sous aucun prétexte - sur Omlott.

Enfin, Thomas Köner fend l'iceberg avec une bonne lotion d'ambient solaire, ce qui ne nous empêchera pas de vous gratifier pour ce radiorama en ligne de la demie-heure syndicale de pousse-cafés BONUX pour la route et rien que pour vous.

Pour vos repas d'affaires, testez les effets psycho-acoustiques et ambiances tamisées uniques du Business Club de l'Azile





mardi 1 mars 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 25 (version longue inédite et pleine de soleil) - "Une Inquiétante Beauté"

Cette semaine le psychodrame de l'Azile consistera à démontrer qu'il est fort possible de faire cohabiter torchons et serviettes avec ceinture et bretelles.

Pour ce faire, on attaque avec le duo de pionniers hollandais de l'électronique populaire : Tom Dissevelt & Dick Raaymakers plus connu sous son alias Kid Baltan, et un grand classique des expérimentations sur oscillateurs et bandes magnétiques des laboratoires Philips d'Eindhoven de la fin des années 50, à l'occasion d'une énième réédition de leurs tubes de space-age pop fantaisiste. Keda, c'est la rencontre assez inattendue sur la table de dissection entre le geomungo, la cithare coréenne à 6 cordes, de miss E’Joung-Ju et les textures de Mathias Delplanque, et ça groove de folie ! Le berlinois Adi Gelbart nous offre un autre cocktail d'électronique populaire exotique qui donne du punch. Guerilla Toss également, mais à vrai dire, on les aimait un peu plus panachés, et un chouia moins vitaminés.

Heimat, c'est la nouvelle tendance du moment au Salon de l'Agriculture : mélangez un Cheveu-Accident du Travail avec une The Dreams-Badaboum, et vous obtenez de la dark-wave déclamée en strasbourgeois. Gate, le projet solo de Michael Morley, l'affreux néo-zélandais du combo de noise déstructurée The Dead C, nous ramène subtilement sur les pistes de danse, et le pire c'est qu'il sait y faire le bougre...Coypu, le combo turino-ricain avec Ben Chasny ne s'en sort pas trop mal non plus dans le genre pour le moins rebattu de l'impro-folk électrique-néo-psyché. Quant au barde écossais Richard Youngs, vu qu'on vous le propose de manière quasi-bimestrielle dans l'Azile, on se passera cette fois de tout commentaire, si ce n'est que cet hiver il a chopé la grippe et que sa femme est partie en vacances au Portugal avec les gosses.

Furt, le légendaire duo écosso-londonien de performers électroacoustiques sur Tamise piloté par Richard Barrett et Paul Obermayer, aime beaucoup les œufs et les week-end même les dimanches, et ça tombe bien parce que nous aussi. Le Colosse de Wuppertal est de sortie avec deux rencontres pour le prix d'une avec des collectifs aussi charpentés que le tonitruant de la tuyauterie d'Antoine-Joseph lui-même : l'ICI Ensemble de Munich et nos Konstrukt préférés, avec lesquels on en profite pour refermer ce 25ème numéro, non sans vous offrir évidemment votre rab habituel en mega-bonux, parce que vous le valez bien.

Pour faire passer le chèvre avec le chou, testez la synthèse sonore de l'Azile