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mardi 22 mars 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 27 (version longue inédite) - "Variations sur une Flûte Mexicaine"

Ce n'est un secret pour personne, vous n'êtes pas sans savoir que les jeunes sont des imbéciles, des idiots, des abrutis. Bref....des demeurés. Ils ne manquent jamais une occasion de montrer au peuple entier qu'ils sont bons à ne rien faire, bons à ne rien dire, et bons à ne rien penser.

Cette semaine, ces gens qui ne servent à rien d'autre qu'à polluer le quotidien des gens dignes de par leur simple existence, se sont illustrés en manifestant contre la loi du travail. Loi merveilleuse qui permet pourtant à un employeur d'asseoir sa position dominante sur ses employés pauvres en les menaçant plus facilement de licenciement. Des gens ont réussi à faire croire aux crétins de jeunes que leur avis avait une quelconque importance...comme quoi ils sont bien plus bêtes que l'on peut l'imaginer. Faut dire qu'ils sont inquiets les jeunes. Comme ils n'ont comme ambition que de devenir des subordonnés smicards et gauchistes, comme leurs imbéciles de parents, ils craignent pour leur avenir de salariés. Je tiens à les rassurer de suite : les employeurs ne veulent pas des jeunes..."hashtag débiles".

Nous avons décidé, à l'Azile, d'infiltrer la manifestation étudiants afin de faire un bilan du vide sidéral de leur pensée. Nous avons choisi Vivien-Cyril pour "jouer" l'étudiant car c'est le plus jeune de l'équipe et qu'il sait super bien imiter l'idiot. Le bilan est affligeant. Cela va au-delà de mes désespérances. Ils ont été jusqu'à scander "Hollande, t'es foutu. La jeunesse est dans la rue ! "...Le même slogan que leurs grand-pères honteux en 1968 qui sont des rebelles qui écoutent france-bleu armorique aujourd'hui.

Heureusement d'ailleurs, car on est épargné, chez nous, de cette clientèle de gauchistes. Du coup on s'aperçoit qu'on est bien entre nous. On va pouvoir profiter tranquillement du programme de l'Azile le + sûr de la semaine. Pour la réouverture printanière de notre cours officiel de calypso bavaroise nous vous avons gâté avec de la musique authentiquement troglodyte et assaisonnée à la sauce piquante de l'Azile, pour accompagner le mouvement et réchauffer la moëlle de vos vieux os.

Le petit nouveau Zëro, des ex-Bästards & post-Deity Guns en quête d'absolu, nous donne l'occasion d'une traversée kaléidoscopique du tunnel du temps direction la Bay Area, avec un genre de cocktail de saveurs dont ils ont le secret, pas franchement binaire mais méchamment rock'n'roll, comme chantait l'autre. Cluster, après s'être détaché du vaisseau amiral Kluster, et avoir été supplanté ces dernières années par Qluster, est à l'honneur en ces temps sucrés d'archivisme sonore, à l'instar d'Harmonia, avec un nonuple coffret-souvenirs de l'époque 71-81, et ce, quelques mois après la disparition de Dieter Moebius. Le florilège de The Tapes, le bien-nommé projet des frangins Drago, est une pépite assez réjouissante de l'underground proto-industriel de la Botte, comme quoi les fouilles ne servent pas qu'à se les remplir... Quant aux archives de Laddio Bolocko, c'est un chouia moins préhistorique, mais c'est plutôt justice aussi et une excellente mise en bouche pour redécouvrir leur free-rock teintée de noise bien tanique. 

L'Azile a toujours été gaga de miss Tara Burke, alias Fursaxa, sans doute à cause de son look de fée Viviane ratée, de ses incantations venues d'on ne se sait où, sur fond de bontempi ultra-chéper dans les limbes, et son retour aux affaires est pour nous l'occasion d'une grande fête païenne. Le disque d'Afrikanus Okonon édité par l'entité Other People de Nicolas Jaar est un autre genre d'énigme de la nature, comme un genre d'hybridation entre Nurse with Wound, les pygmées Aka et les Residents, et on se dit que les couloirs de l'Azile ne sont pas prêts de se désemplir en bizarreries aussi inouïes que douteuses.

L'artisan acousmate Alain De Filippis, adepte du traficotage de bandes pendant 3 décennies, d'installations de machines sonores impossibles à programmer, spécialiste du couplage d'octaves à l'ondioline ou à la harpe éolienne, a peu publié de son vivant, et l'explorateur-spéléologue Tagubu a analysé une pleine malle de conserves mémorielles de ce french typical concrete guy, pour en extraire un pot-pourri vinylique de trucs pour la scène sur In-Poly-Sons, ainsi qu'une musicassette audio chromée d'une création complète sauvée des eaux et diffusée à l'époque en quadriphonie dans la grotte le Buisson Cornu à Jouy à côté de Chartres en 1987.

Toute aussi primitive, la seconde rencontre entre l'Ocelle Mare et Jean-Luc Guionnet est un vraie tuerie et une excellente mise en jambe en attendant de revoir le Jean-Luc dans le bourg. De Francesco Cavaliere on connaissait les installations tintinnabulantes à ras du sol, cette fois on est ravis de l'entendre avec une création sonore qui mélange spoken words et sons du cosmos. Après les Farouches Bretons l'an dernier, le Phil Minton revient dans le bourg pour remonter une nouvelle chorale de borborygmeurs sans filet.

On se termine avec les potes rockers à plumes de Céleste Boursier-Mougenot, sans compter la demie-heure syndicale de rallonge bonifiée gracieusement offerte par la Direction.

Pour éviter de vous fossiliser et devenir marteaux, testez la source de jouvence de musiques miraculeuses de l'Azile




lundi 7 mars 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 26 (version longue inédite et douce comme un petit nid d'oiseau) - "Les Chemins de la Honte"

L'Azile c'est bien sûr les musiques les plus appréciées des patients de Guillaume Regnier, mais c'est avant tout la passion de la sensualité. Nous vouons un véritable culte aux actrices des années 50.

C'est pourquoi nous recherchons régulièrement à recruter les femmes les plus glamour d'Ille-et-Vilaine afin de représenter l'Azile dans tous les lieux à bière du département.

Récemment nous somme tombés sous le charme de Renée-Dolorès. Nous avons eu l'impression de revoir LA Audrey Hepburn des grands jours. Nous sommes tous restés médusés devant la grâce infinie de cette femme qui fut Miss Pacé 1962.

En digne représentante de l'Azile, elle a subjugué de sa beauté étincelante le public de droite de toutes les salles de Rennes. Elle a bien fait la promotion de l'émission de cette semaine qui est également une merveille d'Azile. Il se murmure même que c'est la plus merveilleuse des 26èmes de que l'Azile ait connu.

Et pourtant, comme toujours, les voies Azilaires sont aussi impénétrables qu'hermétiquement ouvertes aux quatre vents, suivant la politique d'ouverture oblique et paralloïdre dûment prônée par notre sous-direction des programmes.

En guise d'entame, la triade Rangda : Sir Richard Bishop, Ben Chasny et Chris Corsano, récidive dans dans la recherche de la quadrature du psyché-rock à consonances orientales teintées de henné noir. En bons chevaux de retour eux aussi, les Horse Lords de Baltimore continuent leur quête d'un free-rock pointilliste et sans œillères, et c'est vraiment chouettissime qu'ils aient pris Northern Spy comme port d'attache.

Après l'IVG, le précis d’Instruction Vinylique Générale, ce sont cette fois les Finder Keepers qui s'y collent pour exhumer de profundis une rétrospective des sensationnels Stabat Stable. Les Delacave issus de la fameuse Grande Triple Alliance Internationale des bas-fonds de l'Est et nourris à la flammekueche strasbourgeoise ne sont pas en reste, avec un orgue qui frise presque autant que celui du légendaire Eddie Driver lui-même.

L'ex-Tante Sally : miss Hiromi Moritani alias Phew, poursuit sa longue carrière de diva underground de la pop nippone expé sur tapis d'électronique mutante et ses belles histoires de fantômes chinois. Good Willsmith sont de Chicago, ce qui ne s'entend franchement pas dans leur musique, si tant est qu'il y ait quelque chose de bien identifiable dans leur tambouille de collages noise. La californienne Asha Sheshadri alias Isolde Touch est Ze Bigre revelaischön ov' dze wik : un genre de croisement idéal entre électronique au cordeau mixée à l'intime du lointain intérieur, et à quelques encablures d'AGF et de Bob Ashley.

A l'occasion d'une anthologie consacrée à la scène jazz 70's de Boston, on ré-ouvre l’épineux dossier du free kosmiche du saxophoniste méconnu Phil Musra et de son acolyte de frangin Michael Cosmic, tous deux originaires de Chicago, délocalisés on ne sait pourquoi dans le Massachusetts, et auteurs de plusieurs galettes bien senties et cousues main, parfois aux côtés du non moins mystérieux Hüseyin Ertunç. Anna Högberg, la nouvelle sensation du saxophone de Göteborg, s'est fendue d'une pure merveille - à ne manquer sous aucun prétexte - sur Omlott.

Enfin, Thomas Köner fend l'iceberg avec une bonne lotion d'ambient solaire, ce qui ne nous empêchera pas de vous gratifier pour ce radiorama en ligne de la demie-heure syndicale de pousse-cafés BONUX pour la route et rien que pour vous.

Pour vos repas d'affaires, testez les effets psycho-acoustiques et ambiances tamisées uniques du Business Club de l'Azile





mardi 1 mars 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 25 (version longue inédite et pleine de soleil) - "Une Inquiétante Beauté"

Cette semaine le psychodrame de l'Azile consistera à démontrer qu'il est fort possible de faire cohabiter torchons et serviettes avec ceinture et bretelles.

Pour ce faire, on attaque avec le duo de pionniers hollandais de l'électronique populaire : Tom Dissevelt & Dick Raaymakers plus connu sous son alias Kid Baltan, et un grand classique des expérimentations sur oscillateurs et bandes magnétiques des laboratoires Philips d'Eindhoven de la fin des années 50, à l'occasion d'une énième réédition de leurs tubes de space-age pop fantaisiste. Keda, c'est la rencontre assez inattendue sur la table de dissection entre le geomungo, la cithare coréenne à 6 cordes, de miss E’Joung-Ju et les textures de Mathias Delplanque, et ça groove de folie ! Le berlinois Adi Gelbart nous offre un autre cocktail d'électronique populaire exotique qui donne du punch. Guerilla Toss également, mais à vrai dire, on les aimait un peu plus panachés, et un chouia moins vitaminés.

Heimat, c'est la nouvelle tendance du moment au Salon de l'Agriculture : mélangez un Cheveu-Accident du Travail avec une The Dreams-Badaboum, et vous obtenez de la dark-wave déclamée en strasbourgeois. Gate, le projet solo de Michael Morley, l'affreux néo-zélandais du combo de noise déstructurée The Dead C, nous ramène subtilement sur les pistes de danse, et le pire c'est qu'il sait y faire le bougre...Coypu, le combo turino-ricain avec Ben Chasny ne s'en sort pas trop mal non plus dans le genre pour le moins rebattu de l'impro-folk électrique-néo-psyché. Quant au barde écossais Richard Youngs, vu qu'on vous le propose de manière quasi-bimestrielle dans l'Azile, on se passera cette fois de tout commentaire, si ce n'est que cet hiver il a chopé la grippe et que sa femme est partie en vacances au Portugal avec les gosses.

Furt, le légendaire duo écosso-londonien de performers électroacoustiques sur Tamise piloté par Richard Barrett et Paul Obermayer, aime beaucoup les œufs et les week-end même les dimanches, et ça tombe bien parce que nous aussi. Le Colosse de Wuppertal est de sortie avec deux rencontres pour le prix d'une avec des collectifs aussi charpentés que le tonitruant de la tuyauterie d'Antoine-Joseph lui-même : l'ICI Ensemble de Munich et nos Konstrukt préférés, avec lesquels on en profite pour refermer ce 25ème numéro, non sans vous offrir évidemment votre rab habituel en mega-bonux, parce que vous le valez bien.

Pour faire passer le chèvre avec le chou, testez la synthèse sonore de l'Azile






dimanche 21 février 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 24 (version longue inédite et merveilleuse) - "La Recette du Recuit Simulé Quantique"

Grâce au dynamisme et à la force de volonté des jeunes de l'association des "Etudiants du Parti anti-vieux" (E.P.A.V.), nous avons inauguré la première journée anti-vieux de l'Azile cette année.

On le sait tous, les vieux sont des nuisibles à l'instar d'un sac poubelle en plein milieu d'un trottoir. On peut même les trouver complètement similaires de part l'odeur d'ailleurs. Les vieux sont presque aussi pénibles que les sans domicile qui eux, en plus, dorment sur NOS trottoirs financés par NOS impôts, et ce, sans bourse délier. Un vrai scandale !

Donc l' E.P.A.V. a décidé de créer une journée anti-vieux à l'Azile mercredi dernier afin de leur rendre, l'espace de 24 heures, symboliquement la place de gangrène de la société qu'ils méritent. Toutes les personnes de plus de 80 ans étaient obligées par décret de se cacher le visage avec une bassine ou un masque de Pierre Gattaz. Le masque de mon ami Pierrot était, évidemment, dans le but de rayonner de charisme en public.

Bien sûr, tout signe d'appartenance à un parti politique de pouilleux de gauche était interdit sous peine de lapidation. Malheureusement personne n'a été candidat. C'est dommage, je me serais bien défoulé, mais bon...ce sera peut être pour l'année prochaine. Je n'ai aucune raison de choyer les vieux après tout, ils n'écoutent pas l'Azile le + sûr. Ils ont bien tort d'ailleurs car cette semaine encore l'Azile est sur le pont, car Oui !, comme aux grandes heures de Croque-Vacances, nous aussi nous pensons à votre progéniture désœuvrée avec ce programme tout aussi éducatif que récréatif.

Dans la série des chouettes reprises pour la joie des plus grands comme des petits, ça démarre avec une sucrerie de traviole de 93 de Pram et la réédition vinylique de leurs deux premiers opus longs. On fait connaissance avec Sun Foot, de nouveaux amis adeptes des rondes endiablées et rythmes bancals de l'autre côté de l'Atlantique côté Pacifique, qui nous écrivent de Portland, Oregon. Keyvane Alinaghi alias Hassan K. est un genre de globe-trotter, inventeur de santoors automates et capable d'envoyer du gros bois à lui tout seul.

Jason Willett de Megaphone et et Klimberly Terry de Knock'em Dead Records ont eu la riche idée de republier le fameux " Camera (In focus) Camera (Al Riparo) " du projet à géométrie mutante Vidéo-Aventures de notre ami Grimo, histoire de nous rappeler que fin 81, avant Vive La Crise, on savait rire Z'et chanter. Avec uKanDanZ aussi on est supra gâtés, avec des tubes qui claquent comme du Frizzy Pazzy.

Le roi du synthé californien et ami des toucans Spencer Clark, alias Charles Berlitz, Black Joker, Vodka Soap ou Monopoly Child Star Searchers, n'est certainement pas un cousin de Bud Spencer ni un lointain neveu de Petula, mais rien moins que l'ex-moitié du regretté duo les Skaters, et nouveau partenaire du finnois Tomutonttu au sein de Tarzana, pour un numéro de jonglage grotesque totalement inouï qui force le respect. Rien Virgule subissent une nouvelle indigestion de canard du Sud-Ouest, ce qui les force régulièrement à sortir de leur grange pour se défouler.

Sho Shin, un autre genre de duo qui nous vient pas de Cochinchine, et qui nous avait passablement excités l'an passé avec un live chez Lux, confirment vraiment tout le mal qu'on peut penser de la mixture qu'ils mettent dans la gamelle du chat. On continue notre exploration du solo totalement absolu cordes basses-électroniques de Joachim Florent, le tiers du power-combo Jean Louis à lui tout seul, en attendant de le revoir in vivo et à poil avec sa mère-grand et en compagnie du  nouveau trio de free tellurique WAR dans un tout nouveau lieu dans le bourg jeudi 25 février prochain.

L'orchestre Zeitkratzer reprend en chœur l'Aus den sieben Tagen écrit courant mai 68 par Karlheinz Stockhausen, cette fois avec le samouraï Keiji Haino lui-même, ce qui nous donne l'occasion de massacrer une nouvelle fois la langue de notre pote Hölderlin.

Enfin, et afin d'éviter la fin qui sent le roussi, l'Azile vous tire sa révérence avec sa demie-heure syndicale de bonux à picorer en baladodiffusion et en forme de revenez-y de cette joyeuse ménagerie.

Pour éviter de vous morfondre, laissez-vous glisser dans le grand bain à consommer sans bulles de l'Azile





lundi 15 février 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 23 (version longue inédite) - "Plage interdite aux Éléphants"

Autant il est possible, en France, de cambrioler une bijouterie située juste en face de l'Elysée de ce pays "en état de guéguerre", autant à l'Azile c'est une autre histoire. Nous ne sommes pas gérés par des larves socialistes et ça change tout. Nous sommes tous à droite car nous militons, avant tout, pour des gens intègres. C'est à ce titre que nous soutenons la candidature à la primaire de droite de Jean-François Copé !

Vendredi, le terroriste Luc-Vivien Renaudin a tenté de s'introduire à l'Azile avec l'objectif de prendre des gens en otage dans le but d'obliger la radio à diffuser "les victoires de la musique" afin de répandre la culture musicale niaise, beauf et bas-de-gamme à toute notre communauté.

Malgré sa discrétion, la sécurité de l'Azile l'a repéré et a mis fin à son projet d'attaque. Comme il est paraplégique, elle n'a eu aucun mal à le faire. Daniel-Hubert Paupe, celui qui poussait sa chaise roulante a été, lui aussi, appréhendé et inculpé de complicité de tentative d'attentat musical. Nul doute qu'avec des glands socialistes, les choses se seraient passées bien plus mal pour nos oreilles.

Par contre, votre animateur préféré n'a pu empêcher l'attaque en traître d'un troupeau de microbes de l'hiver pires encore que ce Tombovirus de sinistre mémoire qui contaminait les planètes. Fort heureusement, les chuintements disgracieux et autres irritations des muqueuses ont pu être atténués à l'antenne avec le concours de petites pastilles octogonales à la menthe à l'efficacité redoutable, et à qui nous dédions donc, fort justement, ce numéro 23 plutôt que de le dédier à la chaîne de télévision de France du même nom et qui ne présente aucun intérêt.


La petite réunion de famille entre Mombu & Mosca Violenta, 2 sax-basse-2 batteries, remet les idées à leur place tout en secouant bien la tête. Pour se chauffer encore un peu, Yat-Kha, le combo de Touva du chamane Albert Kuvezin, poursuit sa fusion entre rock, chant khöömei et traditions de la taïga, avec un live à vous faire fondre la Sibérie toute entière. Les âmes damnées de l'occulte black metal powertrio Aluk Todolo se sont débarrassées de leurs oripeaux pour mieux épurer leur transe à base de riffs sataniques et se concentrer sur l'énergie psyché-prog qui est en eux. Gustafsson, Pupillo et Chippendale mélangent leur ADN de manière plus malsaine encore, mais tout aussi réjouissante.

Le 4ème opus fort entêtant des Pheromoans démontre qu'ils sont bien les chantres d'une certaine pop londonienne oblique, et comme l'Azile est assez tordu lui aussi, forcément on vous propose le titre le plus bizarre et insifflotable de l'alboum. Quant au second du compositeur de Brooklyn Daniel Wohl, c'est une mixture incroyablement relevée où se mélangent textures électroniques et acoustiques, et à peu près tout le gotha des musiques nouvelles US : Bang on a Can All-Stars, Mivos Quartet, Mantra Percussion et tutti frottis.

Dans la série des rééditions salvatrices, RVNGIntl. ressort une obscure musicassette du milieu des années 80 de la performeuse californienne Anna Homler avec Steve Moshier. A peine remis de ses frasques avec Blixa Bargeld, le guitariste reconverti en honorable compositeur de musiques de films Teho Teardo offre un tapis de cordes sensibles électrifiées aux fameux films muets de Man Ray. Enfin, Astor, projet du londonien d'adoption Mark Harwood originaire de Ferntree Gully, dans la banlieue de Melbourne et boss de Penultimate Press, navigue entre invention electro à koustiche à base de sons naturels et trouvés, et onirisme zébré de perturbations fantomatiques.

Le Double Trouble du sax tenor teuton Peter Ehwald nous ramène aux fondamentaux du jazz frit, tandis que Protean Reality, le nouveau trio germano-new-yorkais du sublissime jeune sax alto Chris Pitsiokos renoue avec un certain jazz nerveux à la façon du Prime Time d'O. Coleman.

Pour le bouquet final, le britannique Will Bolton se raccroche aux branches chamarrées d'Eilean Rec., avant un décollage à la verticale vers les plages peuplées de coquillages tintinnabulants et de titres bonux délirants de cette édition deluxe hyper- extensive.

Sentez l'air du temps en laissant monter la fièvre de l'Azile en vous






lundi 8 février 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 22 (version longue inédite) - "Le Martien n'a plus peur de Rien"

Cette semaine, j'aimerais adresser toutes mes félicitations à la famille Chandeleur, Jean-Farid, Daniel-Franck, Gisèle-Martine, et même leur chien Albert-Patrick.

Cette famille a été sélectionnée parmi plus de mille candidates pour porter à bien le projet "L'Azile sur Mars". Le but étant d'exporter l'Azile sur Mars et d'y créer un nouveau monde sans socialisme.

Se débarrasser des bons à rien de mauviettes socialistes, c'est le voeu caressé depuis toujours par toutes les personnes dignes de la planète. Et c'est la raison pour laquelle nous avons monté, avec l'appui des associations "Bonheur à Droite" et "Dehors les pauvres" ce projet ambitieux.

Les Chandeleur ont montré, tout au long de notre processus de sélection, une aversion fort logique envers les sans-dents, les sans-emploi, les sans-abri, bref ...les sans-rien. Le chien Albert-Patrick est même capable de détecter les gens qui touchent moins de 1100 € par mois pour les attaquer ! C'est même la grande fierté de Daniel-Franck d'avoir réussi à le dresser si bien et on le comprend. Nous avons été bluffé ! Heureusement pour nos stagiaires sous-payés qu'ils n'étaient pas dans les parages ! C'est la famille idéale et très motivée qui nous aidera à nous défaire définitivement de ces êtres étranges venus d'ailleurs de socialistes.

Ne vous emballez pas trop quand même car d'ici à ce que nous devenions Martiens de Droite, il y aura bon nombre de sessions de l'Azile le + sûr qui auront coulé sous les ponts. A commencer par ce volume 22. Et au menu, cette semaine, de cette nouvelle pochade radiophonique, des révélations sensationnelles sur les habitants de cette toute nouvelle 9ème planète qui carbure entièrement au gaz.

Tout d'abord Jad Fair remet le couvert avec ses belles histoires naturelles d'aliens de l'Espace qui coupent les cheveux en quatre et ses fameux Demi -Japonais. Les Finders Keepers cette-fois sont allés repêcher dans un trou lunaire un obscur combo des années 80 adepte des mélanges zeuhlo-synthpop : Stabat Stable, et c'est un genre de découverte plus extraordinaire que celles de Jacques Pradel lui-même.

Mary Ocher a du être enfantée lors d'un vol de capsule Zond par des cosmonautes fantômes, sa musique s'en ressent, ses tenues aussi. L'ex-Black Dice Eric Copeland continue son art du faux-semblant sur lit d'électronique mutante sur L.I.E.S. Ape Explorer, le mystérieux side-project de Komodo Haunts, s'est fendu d'un disque entier très abouti de cris d'animaux transgéniques, et on n'est franchement pas fâchés d'être entrés dans l'année du singe. 

Fred Frith esquisse deux pas de danse pour chasser le cafard cosmique : un pas en arrière avec la 4ème partie de sa pièce dantesque de 1987 "The Technology of Tears", et un pas de côté avec de nouvelles musiques pour la scène totalement inédites. La brigade mobile Bibi Konspire refoule du goulot et sait y faire pour décalaminer les soupapes et vous faire avaler la réforme de l'orthographe fissa.
Alex Ward sait autant malmener guitares que clarinettes, et son sextet a de grandes chances de pouvoir entrer en communication avec les Zeta Reticuliens anonymes. L'australo-berlinois Mike Majkowski se produisant tout bientôt au festival Cable#9, c'est l'occasion de profiter de sa contrebasse libérée de toute masse planétaire. Quant au Joachim Florent de Jean-Louis, et on est ravis de le réentendre lui aussi tendre la lune avec les dents, et de le revoir bientôt dans le bourg avec le Will & le War.

Pour bien finir ou pas, Gemini Forque & Claudine Coule, les deux orphelines bien connues depuis une 30aine d'années sous l'alias Les Deux Filles, se sont rabibochées pour nous faire décoller depuis Lourdes jusqu'en Inde, avec quelques oeillades aux Brian Eno, Pascal Comelade et autre Penguin Café Orchestra mâtinées de field recordings de leurs alpages, dans un genre de rêve éveillé en dilatation temporelle inspiré par les eaux troubles de Solaris. Et c'est pas les 29 minutes de bonux offertes par la maison qui vont contrecarrer ce plan de vol.

Grâce à son programme suborbital gonflé à l'hélium et moins cher qu'un bus macronien, l'Azile vous emmène là où les autres n'iront jamais






lundi 1 février 2016

L'AZILE LE PLUS SÛR - ETAGE 12 PORTE 21 (version longue inédite) - "Couleur Prune ou Intitulé Crème"

On n'est pas peu fiers à l'Azile cette semaine. La troupe "La Bande à Azile" est le carton absolu de ventes de disques de ces derniers mois. Jusqu'à présent c'était la chanteuse de Rien Adele Scott que tout le monde s'arrachait à la FNIC, le magasin qui n'existera plus dans 4 ans. Mais là.....on a tout explosé.

Firmin-Fernand, Jules-José, Martin-Patrice, et Adolphe-Rodolphe, ont avec l'album "La larve lépidoptère" fait oublier nos chanteurs morts de ce début d'année grâce au "plan communication" que je leur ai concocté. Ils sont apparus sur toutes  les chaînes de TV à succès du moment : W9, NRJ12, IDF1, Numéro 23, D17, et bien sûr TV Ville de-Rennes.

Merci à vous, consommateurs éclairés. Et surtout, continuez à pousser à fond au travail, le volume des musiques de l'Azile qui décoiffent pour faire fuir la clientèle. On n'est pas là pour bosser non plus, faut pas exagérer ! Et justement après un décoiffage en règle, comme chacun sait, l'Azilestudioline lustre vos cheveux jusqu'à la racine, et vous propose chaque semaine un nouveau programme frais et thermodynamique, à reflets chauds, riche en douilles et garanti sans hypertrichose palmaire ni raie rebelle.

Et ça démarre au rasoir sans fil avec 2 combos noiseux de la campagne napolitaine : Slivovitz qui se siffle cul sec comme du p'tit lait, et Astolfo Sulla Luna qui arpente nerveusement les couloirs peuplés de statues de marbre des jardins de Marienbad. Asnake Guebreyes et Ukandanz remettent le couvert avec leur ethio-jazzcore qui fait toujours se dresser les poils de l'assemblée. Hamilton Yarns font dans la broderie ciselée du côté de Londres-sur-Mer, de la pop trichotétratome, si vous préférez.

La plasticienne originaire de Skopje en Macédoine Kristina Pulejkova s'acoquine avec l'ex-Piano Magic de Londres-sur-Tamise Glen Johnson, pour un genre de collaboration tout aussi audio-visuelle qu'électro-ambient organique. Eilean rec., jeune maison planquée quelque part ici en France, rivalise en chatoiements bien ambiancés avec ses consœurs Home Normal, 12k, Audio Bulb et tutti quanti, avec un chouette diptyque avec remixes aux petits oignons d'Autistici & Justin Varis.

Else Marie Pade, la doyenne des musiques concrètes & électroacoustiques et pionnière de la radiodiffusion danoise, vient elle aussi de se faire la malle pour rejoindre les fréquences du Cosmos entourée par ses moogs. Son très jeune compatriote Mads Emil Nielsen lui aussi étudie les boucles et les frictions entre percussions et électronique, ce qui est un peu le cas du nouvel opus de la paire italo-belge hyperactive Lumisokea. Pierre Bastien roule toujours ses mécaniques à contresens et mises à nues par ses célibataires même.

Icepick est un trio d'impro tout aussi pointue que pointilliste, qui nous donne la joie de réentendre la trompette oblique de Nate Wooley, et c'est pas Alexandrine-Sylviane qui va me contredire. In Love With c'est la nouvelle tuerie du TriCollectif sur le toujours pertinent label rémois BeCoq. Quant à Mette Rasmussen qui croise le fer avec Corsano, c'est la nouvelle sensation saxophonistique qu'on suit de près depuis le trio Riot, et encore un pur produit de l'école danoise. Pour finir sans finir, Yair Elizar Glotman en mode Ketev, tout aussi bon d'ailleurs que du Ketev en mode Yair Elizar Glotman, se fend d'une nouvelle douceur au cœur de l'hiver, comme du pur coton bien peigné par Damart.

Et pour être habillé(e)s pour l'hiver, l'Azilestudiolinexpanded vous offre avec cette séance une demie-heure d'implants capillaires extra gratos.

Grâce à ses techniques hebdomadaires révolutionnaires, le centre de santé l'Azilestudioline donne du volume à votre silhouette